Pour la qua­trième fois consé­cu­tive, Catherine Brun por­tera les cou­leurs de Lutte ouvrière aux élec­tions muni­ci­pales de Grenoble de 2026. Mais si la retrai­tée de l’Éducation natio­nale est désor­mais rom­pue à l’exer­cice, pas ques­tion pour elle d’ou­blier ses valeurs : « Je ne suis pas une pro­fes­sion­nelle de la poli­tique, j’ap­par­tiens au monde du tra­vail ! », pré­cise ainsi la can­di­date, en pré­am­bule de son entre­tien avec Place Gre’net.

Lutte Ouvrière aura des candidats à Grenoble, Échirolles, Saint-Martin-le-Vinoux, Vif et Rives pour les municipales 2026 en Isère. DR

Lutte ouvrière aura des can­di­dats à Grenoble, Échirolles, Saint-Martin-le-Vinoux, Vif et Rives pour les muni­ci­pales 2026 en Isère. DR

Le score de Lutte ouvrière tend à s’é­ro­der scru­tin après scru­tin sur Grenoble. En 2008, Catherine Brun avait mobi­lisé 635 élec­teurs et obtenu 1,43 % des suf­frages expri­més, puis 516 élec­teurs en 2014 (soit un score 1,18 %), et enfin 429 élec­teurs en 2020 (soit 1,19 % des suf­frages), sur fond de fort taux d’abs­ten­tion en pleine crise sani­taire. Des résul­tats qui n’en­tament en rien la déter­mi­na­tion de la can­di­date à repar­tir à l’attaque.

Sa moti­va­tion ? « Il faut que le monde du tra­vail s’ex­prime et puisse être repré­senté dans ces élec­tions », reven­dique Catherine Brun. Et d’a­jou­ter : « Les listes Lutte ouvrière, c’est pour que les tra­vailleurs expriment leur colère, leurs pré­oc­cu­pa­tions et qu’ils affirment qu’ils sont convain­cus qu’il faut chan­ger toute la société capi­ta­liste de fond en comble ». Et si la can­di­date parle au plu­riel, c’est parce que des listes seront aussi pré­sentes à Échirolles, Saint-Martin-le-Vinoux, Vif et Rives.

Catherine Brun lors de sa candidate aux municipales de Grenoble en 2020. © Séverine Cattiaux- Place Gre'net

Catherine Brun alors can­di­date aux muni­ci­pales de Grenoble en 2020. © Séverine Cattiaux- Place Gre’net

Si Catherine Brun dénonce le capi­ta­lisme dans son ensemble, elle met cette année par­ti­cu­liè­re­ment l’ac­cent sur les ten­sions inter­na­tio­nales. « Tout le monde sent bien qu’on nous pré­pare le guerre. Le diri­geant en chef des puis­sances impé­ria­listes Trump est en com­pé­ti­tion avec la Chine et l’Europe pour le contrôle des matières pre­mières, des mar­chés de la pla­nète, des routes mari­times. Et sa poli­tique exa­cerbe les ten­sions. Vous avez des guerres com­mer­ciales achar­nées qui peuvent dégé­né­rer en guerres tout court », analyse-t-elle.