Cantines bio, ordonnance verte, projet alimentaire territorial (PAT) : la question de l’accès à l’alimentation a marqué le mandat de Jeanne Barseghian. La maire, candidate à sa réélection, remet le couvert sur le sujet, au sein de la coopérative des producteurs bio alsaciens Solibio du Marché Gare, indiquant sa « surprise que ces questions soient peu présentes dans le débat des municipales » alors que « trop de familles renoncent à des produits de qualité pour des raisons économiques ».

Reprendre en main la fabrication des repas scolaires

La maire entend utiliser ses prérogatives pour favoriser les circuits courts et la production locale dans les cantines. Sa mesure phare concerne la restauration scolaire : « La Ville doit reprendre en main la fabrication des repas. Aujourd’hui, ce sont des marchés qui sont partagés entre des entreprises qui ont des cuisines centrales et qui approvisionnent nos cantines en liaison froide », développe le conseiller municipal Antoine Neumann. Prenant en exemple la ville d’Angers, l’idée est une « municipalisation des repas », consistant à mettre sur pied « trois à quatre cuisines centrales » pour y confectionner les 14 500 repas quotidiens des écoliers strasbourgeois, et qui pourraient fournir par la suite crèches et Ehpad du territoire. Cela permettrait la maîtrise de l’approvisionnement bio et local, « une maîtrise des process de fabrication, et permettrait aux producteurs de vendre au meilleur coût ».

Une alimentation de qualité et accessible

Autre projet au menu, un soutien « renforcé » des épiceries solidaires, à l’instar des coopératives alimentaires Coopalim ou de l’association Vrac, « pour se procurer des aliments de qualité, à des prix abordables ». L’équipe propose aussi d’accompagner la création de « cantines de quartier », accessibles à tous et « à petits prix », pour retrouver « la convivialité », à l’instar du chantier d’insertion Le Petit Gourmand à Cronenbourg, que la maire a visité récemment avec la cheffe de file des Écologistes, Marine Tondelier.

Plusieurs autres objectifs ont été énoncés, comme arriver à 75 % d’alimentation bio (dont 2/3 de produits locaux) dans les cantines, le développement des fermes urbaines et de l’alimentation végétale.