Le présentateur de CNews envisageait jusqu’alors de saisir la Cour européenne des droits de l’homme pour contester la peine dont il a écopé.
Publié le 30/01/2026 15:06
Mis à jour le 30/01/2026 15:58
Temps de lecture : 2min

Le présentateur de télévision Jean-Marc Morandini, au tribunal de Paris, le 24 octobre 2022. (ALAIN JOCARD / AFP)
Il n’ira pas jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme. L’animateur Jean-Marc Morandini, condamné définitivement pour corruption de mineurs mais maintenu malgré cela à l’antenne de sa chaîne CNews, a annoncé vendredi 30 janvier qu’il renonçait à « tout recours » et a demandé de lui « accorder une seconde chance ». « Je tiens à présenter mes excuses les plus sincères et les plus humbles à toutes celles et ceux que j’ai pu heurter directement ou indirectement », a-t-il également écrit dans son message.
De Jean-Marc Morandini
Après 10 ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours.
Je tiens à dire que je regrette profondément les paroles et les échanges écrits qui m’ont été reprochés et qui ont pu blesser.
Je prends pleinement conscience…— Jean Marc Morandini (@morandiniblog) January 30, 2026
« Après dix ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours », a-t-il ajouté sur le réseau social X, alors qu’il envisageait jusqu’alors de saisir la Cour européenne des droits de l’homme. « Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance », a poursuivi celui dont le maintien sur CNews fait débat.
La Cour de cassation a confirmé le 14 janvier la décision de la cour d’appel, qui l’avait jugé coupable d’avoir envoyé des messages et des demandes de nature sexuelle à trois adolescents, entre 2009 et 2016. En première instance, l’animateur avait été condamné à un an de prison assorti d’une période de sursis probatoire de deux ans. La cour d’appel avait alourdi cette peine, avec deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, ainsi que l’interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs et l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
Dans cette affaire, l’animateur de 60 ans était accusé d’avoir demandé, en 2009, à un adolescent de 16 ans de se dénuder et de se masturber lors d’une audition pour un film qui n’a jamais vu le jour. Il lui était également reproché d’avoir envoyé des messages à deux autres jeunes de 15 ans, en 2013 et en 2015-2016. Avec l’un, il évoquait des scénarios sexuels ; au second, il demandait une photo de lui dénudé. Cette figure du paysage audiovisuel français a également été condamnée en appel en janvier 2025 à dix-huit mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel contre un jeune comédien.