Un pas de plus, mais vers le maintien, c’est ce qu’ont réalisé les jaune et noir grâce à cette nouvelle prestation convaincante, ce qui est devenue une habitude en 2026. Avec ce troisième match sans défaite d’affilée – une première depuis deux ans –, ils poursuivent leur remontée et continuent de grappiller. Et après la défaite de Dax à Béziers (10-6), et celle de Carcassonne à domicile contre Provence (19-23), ils sortent de la zone rouge, avec un point d’avance sur le voisin et six sur le promu audois. Idéal pour régénérer les têtes et les corps avant une trêve salvatrice.

Sous des conditions climatiques difficiles, les trois-quarts de Théo Cortes se sont illustrés sur deux essais conclus par De Nardi.
Philippe Salvat / SO
Sans rythme ni occasions
Au vu des ses ambitions de remontée en Top 14, le bilan du CAB à l’extérieur n’est guère reluisant. Peu reluisant, tout comme ce premier acte sans rythme, ultra-fermé, au temps de jeu effectif ridicule. Une première mi-temps sous format « ping-pong » entre deux formations qui ne veulent pas se découvrir sous le vent et la pluie. À la pause, le score parle de lui-même, avec une pénalité de Shillcock (36e) et deux de Laclau (33e, 40e + 2), qui place les siens en tête au retour aux vestiaires (6-3, 40e).
Cette dernière mêlée permet au jeune ouvreur tyrossais et au Stade de prendre les commandes à la pause
Forcément, les conditions climatiques difficiles ne permettent pas d’emballer la partie. Mais l’alignement montois mené par Van Jaarsveld est perturbé (six lancers perdus sur les 12 premiers). Sans conséquence, malgré tout, pour des jaune et noir qui ne tremblent pas véritablement durant les 40 premières minutes, hormis sur ce coup de pied trop fuyant de Bosch qui traverse leur en-but (23e). Les en-avant se succèdent, comme les jeux au pied. Et si les Coujoux de Bosch, Holding et Shillcock remportent le duel des botteurs, ce sont les Landais qui gagnent l’occupation. Tout comme cette dernière mêlée – sur introduction corrézienne, s’il vous plaît – qui permet au jeune ouvreur tyrossais – malgré quelques approximations dans le premier acte – et au Stade de prendre les commandes.

Auteur de 19 points à Nevers une semaine plus tôt, Iban Laclau a cette fois inscrit 10 points face aux perches, tout en livrant une nouvelle prestation convaincante à l’ouverture.
Philippe Salvat / SO
Le doublé brillant de De Nardi
Au retour sur le synthétique, la pluie a réduit d’intensité. Le staff de Pierre-Henry Broncan fait rentrer toute sa première ligne – alors qu’Alvès quitte les siens, touché (43e) – et ses joueurs commencent à prendre le dessus en mêlée. Dupont contre une chandelle de Bosch, le public de Boniface croit De Nardi battu à la course… mais l’ailier prêté par Montpellier étend son bras pour devancer Holding et Shillcock (13-3, 49e) ! Les Montois frappent les premiers, la partie est débloquée. Dans le désordre, les Corréziens tentent de se remettre dans le sens de la marche. Mais le pack stadiste rehausse encore les curseurs, sur une mêlée dans ses 22 m (55e) puis dans son en-but sur un ballon porté improductif, pourtant grande force des Coujoux (57e). Signe de la solidarité défensive jaune et noir.
Les joueurs de Romain Mareuil – suspendu ce vendredi – et Clément Briscadieu font la course en tête mais font le dos rond… Jusqu’à cette séquence qui illumine – enfin – le deuxième acte : Dupont franchit le premier rideau du CAB, Du Plessis trouve une merveille de diagonale pour « Pépite » De Nardi, qui se joue de la passivité de Sadrugu pour signer un doublé plein de vista (20-3, 63e). La crainte de la défaite se transforme en espoir de bonus. Mais Du Plessis laisse échapper une belle opportunité de pénaltouche (76e) et Nguimbous est rattrapé par la patrouille (80e). Leurs partenaires se contenteront d’un succès à quatre points. Un cador de plus accroché au tableau de chasse, une étape de plus vers le grand objectif de maintien.