Dans l’absolu, ça pourrait n’être que des dégradations, commises par de jeunes gens jusqu’ici inconnus des services de police. Mais la découverte d’impacts de balles dans les vitres des locaux d’Orange, à Saint-Mauront, dans le 3e arrondissement de Marseille, le 5 janvier dernier, a eu un impact considérable. Et c’était bien là l’effet recherché.

Tirées certes, alors que le site était fermé, ces quatre balles (dont une avait fini sa course dans une salle de réunion) ont entraîné depuis la fermeture de ce site majeur pour l’opérateur, qui pouvait accueillir près de 1 200 collaborateurs, après une première fermeture temporaire fin novembre, à la suite de « tensions » attribuées au narcotrafic dans le quartier. Mais ces inquiétudes avaient aussi entraîné le déploiement massif des forces de l’ordre dans le secteur.

Aucun élément matériel ni événement avéré n’avait jusqu’alors permis de relier les premières mesures de confinement et de fermeture temporaire du site, le 28 novembre 2025, à des effets du narcotrafic. Au-delà d’un « sentiment d’insécurité », selon la préfecture de police, et la pression de plusieurs syndicats opposés au regroupement des effectifs sur ce site. Mais l’impact médiat