développeur jeu vidéo

© Shutterstock/Gorodenkoff

La crise qui frappe le jeu vidéo est immense. Cette enquête a été menée auprès de plus de 2 300 professionnels dans différents postes. Une personne interrogée sur deux a vécu des licenciements dans sa boîte au cours des 12 derniers mois. Alors que les développeurs sont dans des situations précaires, l’IA générative s’impose partout mais suscite aussi la méfiance.

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L’IA inquiète beaucoup les développeurs de jeux vidéo

En un an, la perception de l’IA par les développeurs s’est dégradée. Désormais, ce sont 52 % d’entre eux qui estiment que l’IA est néfaste pour l’industrie vidéoludique. L’année dernière, ils n’étaient que 30 % à partager ce point de vue. Aujourd’hui, ce ne sont que 7 % des sondés qui considèrent que cette technologie est positive. La proportion ne cesse de diminuer depuis deux ans.

Cette méfiance n’empêche pas l’adoption comme l’a prouvé le studio d’Arc Raiders qui nous expliquait que sans l’IA, ce jeu n’existerait jamais. Dans ce sens, 36 % des développeurs utilisent des outils d’IA générative au travail.

Selon les métiers, les usages varient. Dans les studios de développement, 30 % des employés ont recours à cette technologie. Le chiffre monte à 58 % pour les employés dans l’édition, le marketing, les relations presse ou le support.

Mais les retours d’expérience tempèrent quelque peu l’enthousiasme, même dans les couloirs de grands studios comme EA. Les développeurs expliquent que les outils d’IA génèrent trop de résultats défectueux ou incohérents appelés « hallucinations ».

L’industrie n’est pas fixée sur l’efficacité de l’IA

Les artistes et designers alors beaucoup de temps à corriger ces créations qui ne ressemblent à rien. On nous parle constamment d’une productivité boostée grâce à l’IA, c’est loupé dans ce cas.

Une autre inquiétude trotte dans la tête des équipes créatives. Lorsqu’ils corrigent les erreurs de l’IA, ils alimentent sans le vouloir les données qui entraîneront de futures versions de ces mêmes outils.

Pour faire simple, ils contribuent malgré eux à former une technologie qui pourrait les remplacer à terme en devenant de plus en plus puissante. Une perspective peu réjouissante, il faut le dire.

Le malaise est profond dans l’industrie vidéoludique où les salaires sont très bas avec des crunchs intensifs qui lessivent littéralement les équipes. Ce rapport 2026 de la Game Developers Conference nous apprend que l’industrie n’est pas encore fixée sur l’efficacité de l’IA et pense que ses effets néfastes sont suffisamment importants pour les souligner.

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