l’essentiel
La France Insoumise souhaite présenter une liste aux municipales de mars prochain à Lannemezan mais manque encore de candidats. Francis Cahen lance un appel à tous les citoyens intéressés, au-delà des seuls sympathisants LFI.

La France Insoumise (LFI) souhaite partir à l’assaut de la mairie de Lannemezan lors des élections municipales de mars prochain. Mais pour y parvenir, le mouvement manque encore de troupes. Parmi les militants déjà mobilisés, Francis Cahen a tenu à rencontrer la presse afin de lancer un appel bien au-delà des seuls sympathisants Insoumis.

« Toutes les personnes qui souhaiteraient faire partie de cette liste peuvent prendre contact avec le mouvement LFI. Sur le plateau, nous avons des combats à mener au niveau des 57 communes de la communauté », explique-t-il.

Entre ambitions nationales — notamment en vue de l’élection présidentielle de 2027 — et espoirs municipaux, les Insoumis cherchent à s’ancrer localement.

« Nous devons planter des graines ici, à Lannemezan. Nous sommes en train de fonder une association Lannemezan, citoyenne et solidaire. Grâce à ce support, nous organiserons des actions pour réveiller la conscience politique des habitants et faire connaître notre programme, que nous pourrons décliner dans les communes », poursuit Francis Cahen.

Conscients de se lancer tardivement dans la course, les militants ne cachent pas leurs difficultés : « Notre liste n’est pas encore constituée et nous savons que le calendrier est serré. Mais elle sera portée par LFI et défendra un programme capable de rassembler largement. Toutes celles et ceux qui souhaitent nous rejoindre, quelle que soit leur sensibilité politique, sont invités à le faire, sur la liste comme dans l’association. »

Francis Cahen a également esquissé les grandes lignes de ce que pourrait être une gouvernance LFI à Lannemezan : « La mise en place d’une formation pour les élus, mise en place du RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) pour les grands projets, création de comités de quartier dotés d’un budget, possibilité pour les habitants de poser des questions en conseil municipal, droit de révocation d’un élu si 10 % de la population en fait la demande ».

« Nous voulons instaurer une autre culture politique, même si nous ne sommes pas dans la critique systématique : certaines choses ont été bien faites », précise-t-il.

Mobilisation sur le terrain

Si l’objectif électoral n’était pas atteint, les militants entendent tout de même occuper l’espace public et poursuivre leur combat autrement : « Nous irons sur le terrain, mènerons des enquêtes citoyennes, proposerons des questionnaires pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas et associer le plus grand nombre. »

Plusieurs thèmes sont déjà identifiés : prioriser le social plutôt que les réfections de rues, le devenir du Madrigal, la solidarité, les passoires thermiques, le harcèlement scolaire, la protection des citoyens, les circuits courts pour les cantines ou encore la gratuité des repas pour les plus démunis.

Toutes ces propositions seront débattues lors d’une réunion publique le 17 février à 18h30, à la salle du Renouveau.

« Pour la liste, il nous reste encore un petit mois », a conclu Francis Cahen.