Les statistiques du chômage montre une hausse pour l’année 2025 mais le patron de France Travail veut aussi voir un taux d’emploi en augmentation.
Publié le 30/01/2026 18:48
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Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail (franceinfo)
Les dernières statistiques du chômage sont tombées et ne sont pas très bonnes : le chômage progresse ainsi en 2025 de 1,7% sur un an, pour la catégorie A, c’est-à-dire les gens qui n’ont pas du tout travaillé.
« L’année 2025 a été compliquée, reconnaît Thibaut Guilluy ,directeur général de France Travail, invité sur franceinfo, ce 30 janvier. Et c’est vrai que le chômage a légèrement augmenté, on est quand même en train de parler de 1,6% (pour l’ensemble des catégories, ndlr), avec des différences très marquées d’un territoire à un autre ou d’un secteur à un autre” mais “on est aussi au taux d’emploi le plus élevé qu’on n’a jamais connu. »
Le taux d’emploi est le nombre de personnes âgées de 15 à 64 ans qui travaillent. « On était à 64% au début du quinquennat 2017, on est aujourd’hui à 69,4%, c’est-à-dire 7 personnes sur 10 en âge de travailler, entre 15 et 64 ans, qui travaillent » insiste Thibaut Guilluy.
« La situation n’est pas si catastrophique compte tenu pourtant d’un contexte qui, lui, semble l’être » poursuit-il évoquant notamment les offres d’emplois. « Il y a 25% d’offres d’emplois en plus par rapport à 2019, donc on a quand même encore un marché un peu dynamique. Il y a des offres d’emplois qu’on a encore du mal à pourvoir dans un certain nombre de secteurs.”
Le secteur de la défense est d’ailleurs un « secteur d’opportunité », assure-t-il. France Travail, qui compte actuellement 7,9 millions d’inscrits toutes catégories confondues, va créer un pôle de recrutement pour répondre aux besoins de l’industrie de défense, a annoncé fin janvier le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.
Les recrutements concerneront les métiers « de la métallerie, de la chaudronnerie » mais aussi « tous les enjeux cyber », détaille Thibaut Guilluy. Pour mener à bien les recrutements, « une générale » va être recrutée. « Le lien entre l’armée et le travail va se matérialiser avec ce binôme France travail et cette générale qui va nous rejoindre », se félicite Thibaut Guilluy.