Pointe Rouge
Le Purple pour dynamiser le littoral sud
Le nouveau bar festif Purple à la Pointe Rouge. / Photo DR
Du haut de ses 23 ans, Philippe Sandoval a un CV qui parle pour lui : plus de 150 soirées organisées entre la Côte d’Azur et les Alpes en quatre ans. À quelques pas de la plage de la Pointe-Rouge, au 54 avenue Montredon (8e), le bar à cocktails festif Purple s’impose comme « la suite logique » pour lui. Il a opté pour une cabine de DJ centrale façon Boiler Room, allant de pair avec un accueil gratuit, « comme à la maison », sans carré VIP. Le tout dans une ambiance tamisée violette.
Derrière le DJ, la fenêtre qui donne vue sur la mer Méditerranée en journée est rapidement couverte de buée une fois la nuit tombée et le dancefloor pris d’assaut par près de 150 personnes. Niveau son, les enceintes oscillent entre disco, variété française, tubes des 80’s et house.
54 avenue Montredon (8e). Ouvert du jeudi au samedi de 20 h à 2 h.
La Capelette
Nido, le sens du détail
Nido, nouvel espace musical à La Capelette / Photo DR
Après plus de 10 ans d’itinérance, le collectif Atipik s’est finalement installé depuis peu à La Capelette (10e) au cœur des Puces de Fifi. Connu pour son festival Le Chant des Oiseaux organisé dans les Cévennes, le collectif a imaginé le lieu comme l’extension de l’événement qui a fait sa renommée. Un espace à la décoration léchée où ni la programmation musicale ni l’expérience d’écoute ne sont laissées au hasard.
Petit supplément, il est possible de manger dans la cantine ouverte du chef Thomas Carrassic qui sert tous les midis de mardi à dimanche. Nido reçoit des artistes de vendredi 18 h au dimanche soir, au gré de différentes « sessions d’écoute », allant de la « chill session » avec ses tapis persans et plaids à même le sol à la « club session » bien plus festive.
20 boulevard Fifi Turin (10e). Vendredi et samedi de 12 h à 2 h et dimanche de 12 h à minuit. Entre 0 et 10 €.
La Belle-de-Mai
Les Vieux Métaux, concerts live et soirées électro
Vieux Métaux, nouveau lieu culturel à La Belle-de-Mai. / Photo DR
La façade a gardé l’inscription Vieux Métaux. Face à La Friche la Belle-de-Mai (3e), cet ancien site de sidérurgie, abandonné depuis les années 80, est devenu un lieu culturel de 400 places, une jauge qui manquait à Marseille. Après deux ans de travaux, ce nouvel équipement a ouvert mi-décembre selon une double identité : Le Dodu pour sa dimension concerts, et Unité 22 pour son format club et musique électro.
Derrière cette initiative, trois associés Hazem El Moukaddem (Molotov), Anaëlle Loze (Intermédiaire) et Mathieu Piscione (collectif Animals Industry). « Le Molotov a une jauge de 200 places, qui nous limitait artistiquement », explique Hazem, qui tient à préciser que le nom Le Dodu est une allusion à son chihuahua Thatcher, actuellement « au régime ». En formule concerts, la programmation est à l’image de la ville, plurielle. On y attend du rock (Lion’s Law, le 13 février, Dirty Sound Magnet le 19 avril), rap (la légende Onyx, le 27 février), cumbia (La Cumbia Chicharra, le 6 mars) ou encore reggae (Lila Iké, le 3 avril).
L’affiche est en train de s’étoffer, et le lieu est ouvert aux productions extérieures. Dans son décor brut, de vieilles pierres et de béton, avec sa console de DJ design, à la Berlinoise, et ses lumières en rouge et noir, Vieux Métaux est aussi le terrain de jeu le week-end du collectif électro Animals Industry.
22 rue Jobin (3e). @ledodumarseille, @unite.22_marseille
Arenc
La Plateforme, comme au bon vieux temps
La Plateforme a accueilli l’événement La Plateforme du rock, mi-janvier. / Photo Lucie AMALRIC
Ce qui a été le Dock des Suds pendant 28 ans est devenu La Plateforme. Le lieu a hérité du nom de l’école du numérique pour tous qui vient de s’y installer. Portée par son directeur marketing Stéphane Girard, La Plateforme travaille à retrouver son esprit festif d’antan. La soirée « La Plateforme du rock » réunissant la crème du genre locale a été un premier pas réussi début janvier. La direction espère prolonger cet élan en organisant une deuxième édition ainsi que des événements mêlant le monde de la « tech » et celui de la culture.
La prochaine échéance est prévue pour le 10 avril avec la Grande Démo, une grande « kermesse du numérique » qui investira le lieu pour une « approche ludique » des nouvelles technologies. Une performance musicale de live coding aura lieu. D’autres événements musicaux devraient être annoncés dans les semaines à venir. Le collectif électro PH4 Records a notamment organisé plusieurs soirées et programme le producteur parisien Omaks une nuit entière le 28 février.
12 rue Urbain V (2e).
Noailles
Yuzu, le bar festif audiophile
Yuzu, bar festif à Noailles / Photo E.B.
À une centaine de mètres de la dent creuse, le Yuzu Record Bar a investi le 36 rue d’Aubagne (1er) depuis quelques mois. Au rez-de-chaussée, une partie restaurant et bar. À l’étage, l’espace festif. Aux murs, une sélection de tableaux qui change toutes les six semaines est exposée. Au fond de la pièce, un système son créé sur mesure va de pair avec le mobilier en bois qui décore ce bar audiophile.
Les enceintes vibrent du mercredi au dimanche. À partir de mars, des soirées seront également programmées le mardi. Des rendez-vous y sont organisés avec des artistes locaux, mais pas que. L’espace peut accueillir une centaine de personnes lors des lives gratuits hip-hop, trip-hop, dub, jazz et house en fonction de la programmation.
36 rue d’Aubagne (1er). Ouvert du mercredi au dimanche jusqu’à minuit sauf vendredi et samedi jusqu’à 2 h. Gratuit.