Le groupe local du Pacte du pouvoir de vivre de Montpellier organisait une réunion publique, ce vendredi 30 janvier, au Gazette Café de Montpellier, afin de présenter ses propositions pour les élections de mars.

Des propositions pour les 31 communes de la métropole, les membres du groupe local du Pacte du pouvoir de vivre de Montpellier, créé il y a cinq ans, n’en manquent pas. Regroupant 12 associations œuvrant dans le social, le caritatif, l’environnement, la citoyenneté…, le collectif entend pleinement prendre part au débat des élections municipales.

« Notre territoire se caractérise par une forte métropolisation, une économie résidentielle et un chômage massif. La pauvreté monétaire touche 19 % de la population de la métropole et 28 % à Montpellier contre 15 % en France. Se loger est très compliqué. Aussi dans le cadre des prochaines élections municipales, nous avons décidé de concentrer nos efforts sur le logement et la participation citoyenne. C’est là-dessus que nous souhaitons attirer l’attention des candidats », précisait en préambule Bernard Morin, président du Pacte civique 34, lors de la réunion publique du collectif au Gazette Café, qui avait pour thème, “Nos propositions pour Montpellier Métropole”.

Le logement : un droit fondamental

Le constat en matière d’offres de logement dans la métropole n’est, sans surprise, pas bon. Les demandes dépassent largement les disponibilités tant dans le parc public que privé. « Les plus jeunes, les plus modestes, les plus âgés n’arrivent pas à se loger. Il faut minimum deux ans d’attente pour obtenir un logement social. Le parc privé est tout autant saturé, trop cher et souvent dégradé », souligne Marie-Françoise Combaz, d’ATD Quart-Monde. Même en mettant les bouchées doubles, les constructions ne parviendront jamais à satisfaire tous les besoins.

Mais des solutions alternatives existent, mêlant à la fois effort de construction et qualité de vie dans les communes. Le groupe local propose ainsi de généraliser et d’affiner les politiques de logements sociaux, d’améliorer la vie dans les quartiers par la mixité et des services publics disponibles, de créer des places d’habitat intercalaire, de développer les habitats partagés ou encore de lancer une campagne sur les possibilités de logements et d’aides… « On souhaite également une concertation plus grande entre les acteurs du logement, soit entre bailleurs sociaux, les collectivités et les associations spécialisées sur le sujet. Les habitants des quartiers ont aussi leur mot à dire », précise Bernard Morin.

Pour une citoyenneté plus active et mieux partagée

La prise en compte de la participation citoyenne est l’autre priorité que souhaite défendre le collectif, parce qu’il considère que « celle-ci peut aider à la résolution de nombreux problèmes ». Pour ce faire, ils proposent une meilleure représentativité des assemblées de quartier et des conseils citoyens au sein de la vie politique locale. Ils souhaitent aussi que les structures communales et intercommunales de démocratie participative soient mieux coordonnées avec les associations et les structures publiques. Autrement dit, que les élus s’engagent enfin à prendre en compte les propositions de ces assemblées citoyennes.

Leurs doléances seront diffusées auprès des candidats des 31 communes de la métropole. « Ce que l’on veut, c’est que les élus n’oublient pas les citoyens », conclut Bernard Morin.