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À Saint-Jean (Haute-Garonne), dans une classe de CE2, quatre enseignants différents se sont succédé en quelques semaines, perturbant gravement le suivi scolaire des élèves. Les parents, qui dénoncent une « instabilité pédagogique », demandent désormais l’affectation d’un remplaçant unique pour garantir une continuité dans l’apprentissage.
À l’école publique élémentaire Marie-Louise Dissard, à Saint-Jean, la situation devient critique pour la classe de CE2 (A). L’enseignante de cette classe est absente depuis le 8 décembre 2025. Son remplacement, jugé « intermittent » par les associations de parents FCPE Dissard et AIPE, inquiète fortement les familles. Entre le 8 et le 19 décembre, la classe n’a eu que trois jours de remplacement assurés par deux enseignants différents. Depuis janvier, deux autres enseignants se sont succédé. Les journées sans remplaçant entraînent une certaine désorganisation, avec la redistribution des élèves dans d’autres classes.
Cette désorganisation s’ajoute à un contexte déjà fragilisé. La rentrée a été perturbée par l’incertitude sur l’ouverture d’une classe, avec un changement tardif pour la majorité des élèves le 25 septembre. Depuis le début de l’année, six enseignants différents sont intervenus devant les élèves de CE2 (A), et certains enfants avaient déjà vécu une situation similaire l’an dernier, accentuant l’inquiétude des familles.
Une absence programmée jusqu’aux vacances d’hiver
Les parents alertent sur les conséquences : désorientation émotionnelle, rupture des apprentissages fondamentaux, exclusion des projets pédagogiques et surcharge pour les autres classes.
L’absence de l’enseignante est annoncée jusqu’au 20 février, mais les parents redoutent une prolongation après les vacances d’hiver. Ils demandent « l’affectation immédiate d’un remplaçant exclusivement dédié à cette classe » et une réponse « urgente et concrète », rappelant que le droit à une éducation stable et de qualité doit rester une priorité.
Contactée, l’académie n’a, à ce jour, apporté aucune réponse à nos sollicitations. Les parents d’élèves ont toutefois pu obtenir un rendez-vous avec l’inspectrice, mais la solution proposée ne convient pas aux familles : un remplacement assuré les jeudis et vendredis, ainsi qu’un mercredi sur deux, soit seulement 50 % des 20 jours d’absence prévus jusqu’aux vacances.
Les associations de parents d’élèves entendent réitérer leur courrier afin de manifester leur mécontentement face à cette décision, dans l’espoir d’aboutir à une solution plus adaptée à une situation qu’elles jugent « critique ».