DÉCRYPTAGE – Mis à contribution dans le budget 2026, les patrons regardent avec envie vers l’Est où un généreux paquet d’aides fiscales est déployé en faveur de la compétitivité des sociétés.
Les patrons français trouvent la potion amère : sur environ 12 milliards d’efforts budgétaires prévus en 2026, une bonne dizaine les concerne directement. Contrairement aux promesses du gouvernement, la surtaxe sur les bénéfices des grands groupes sera maintenue (8 milliards d’euros), de même que la CVAE, taxe de production dont la disparition était initialement prévue. La France était déjà sur le podium des pays qui taxent le plus les entreprises en Europe. Elle le restera.
La comparaison avec l’Allemagne est particulièrement édifiante, comme le met en évidence François Ecalle, président-fondateur de Fipeco. « En 2024, la France se situait à la troisième place de l’Union européenne pour les prélèvements – nets des aides reçues – sur les sociétés non financières (20,4 % de leur valeur ajoutée), derrière Chypre (26 %) et la Suède (23,2 %) où ce ratio est fortement majoré par les cotisations aux fonds de pension. L’Allemagne était loin derrière (11,8 % de la valeur ajoutée) » relève-t-il
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