Avec notre correspondante à Kharkiv, Emmanuelle Chaze
Depuis 2022, l’Ukraine a notamment réussi à préserver son réseau ferroviaire, mais depuis une semaine les drones russes l’ont ciblé à plusieurs reprises et si les attaques sur les voies ferrées et entrepôts ne sont pas nouvelles, les frappes sur des trains, y compris ceux transportant des civils, se sont multipliées.
« Terreur délibérée »
Cette semaine, dans la région de Kharkiv, cinq personnes ont été tuées dans une attaque de drones contre un train à bord duquel se trouvaient près de trois cent passagers. Yuliia Svyrydenko, la Première ministre, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « terreur délibérée contre la population et la logistique civile ». Elle affirme qu’en l’espace de 24 heures, Moscou a frappé les infrastructures ferroviaires ukrainiennes sept fois, qu’il s’agisse directement de trains, des voies ferrées, des sous-stations électriques ou autres bâtiments.
Perturber la logistique
Ces frappes ont un but clair : perturber fortement la circulation des personnes et la logistique ukrainienne. Dans le sud du pays, la circulation ferroviaire entre Zaporijjia et Dnipro est été interrompue.
Face à ces attaques, Ukrzalisnytsia, la compagnie nationale qui a transporté près de 28 millions de passagers en 2025, a même annoncé rendre secrets certains itinéraires et horaires précis de trains, notamment dans l’Est du pays, afin de limiter les risques d’attaques par drones kamikazes russes.
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