EN BREF
- Sofia Morgavi, professeure à la Star Academy, partage son
expérience avec les élèves de la promotion actuelle, soulignant
leur progression notable. - Elle mentionne que certains élèves, comme Charles, ont
montré une grande volonté d »apprendre, ce qui a porté ses
fruits. - Des réflexions sur la difficulté pour certains élèves de
lâcher prise et de trouver leur identité vocale sont
évoquées.
Télé Star : Vous poussez toujours les élèves à aller
plus loin que ce qu’ils ne pensent être capables de faire. Quel
élève vous a le plus impressionnée ?
Sofia Morgavi : Dans cette promotion, ils m’ont
tous impressionnée ! Ils ont tous intégrer la première consigne :
respirer pour libérer sa voix naturelle. Au bout du deuxième prime,
j’ai dit à
Marlène Schaff, la professeure d’expression scénique, qu’ils
avaient tous énormément progessé. Ils sont tous des bosseurs et
les rares fois où j’ai senti qu’ils lâchaient, j’ai
rouspété. Quand je m’acharne, c’est parce que je sais qu’il y a
matière à.
Pourquoi dites-vous par exemple dans votre livre,
qu’avec Charles, ce n’était pas gagné ?
Ce n’est pas que ce n’était pas gagné… Il avait les yeux
grands ouverts et le coeur aussi : il voulait apprendre. Il a été
en demande donc j’ai répondu à sa demande et ça a porté ses
fruits.
Vous dites également que certains élèves ne sont pas
prêts à recevoir votre enseignement. Qu’entendez-vous par là
?
C’est difficile pour beaucoup d’élèves de lâcher prise avec une
mémorisation esthétique de la voix. Par exemple,
Sarah, chez « Quotidien », a dit qu’au départ elle imitait les
chanteurs et chanteuses qu’elle aime. Et donc elle n’avait pas son
identité. Parfois, il y a une résistance… et
quand on a des élèves comme ça, il faut être souple. Quand j’ai vu
Marine chanter à l’Olympia et faire du roller sur la scène, c’est
formidable ! Il faut avoir une souplesse d’esprit pour que
le professeur puisse faire son travail.
Vous dites également dans votre livre que certains
élèves ont besoin de plus de temps pour apprendre. Trouvez-vous
qu’une élimination en semaine 1 est un peu précoce ?
J’ai longtemps été jurée de concours au conservatoire…
Quand on entre à la Star Ac’, le deal est très
clair : on peut partir en semaine 1 comme aller jusqu’en
finale… Quoi qu’il advienne pour ces élèves, c’est d’avoir eu de
la visibilité, d’avoir eu accès aux primes, de déclencher des
émotions et d’avoir leur public à l’extérieur.
Avez-vous été surprise par le carré final
?
Ce n’était ni une surprise, ni une évidence… En fait je n’ai
pas d’attentes. A chaque prime on se moque de mes mimiques mais je
suis super concentrée parce que je fais attention au travail qu’on
a fait ensemble. C’est à l’instant T que je juge. Je rêve que tous
aillent en finale. Après bien sûr que j’avais une projection, me
disant que Jeanne, Anouk, Léa, Ambre, Bastiaan,
Théo… soient là mais il n’en restera qu’un.
Cette année, qui voyez-vous remporter la finale
?
L’an dernier, c’est sur le dernier quart d’heure de l’émission
que je me suis tournée vers Michael Goldman en lui disant que
Marine allait gagner face à Ebony. Elle ne s’est pas laissée
déconcentrer jusqu’à la dernière seconde. Ebony était aussi
extraordinaire. Tous cartonnent et ce sont les artistes de
demain.
Souhaitez-vous rempiler pour la prochaine saison
?
Advienne que pourra. La suite pour moi ce sont des projets
artistiques en tant que chanteuse et comédienne.
