Au cours de la carrière d’un artiste, les finances ne sont pas toujours au beau fixe. Un album qui ne marche pas, l’inspiration qui disparaît, les conseils désavantageux… La chanteuse Lio s’est confiée sans tabou à ce sujet, racontant son passé privilégié et son présent moins assuré.
Assise au premier rang entre Tina Kunakey et Jordan Firstman, le 25 janvier dernier lors du défilé Jacquemus, Lio n’a cessé de sourire. Vêtue simplement de noir, faisant fi des us et coutumes du milieu de la mode, elle a volé la vedette. Sa jolie coupe courte, ses lèvres rouges et ses yeux qui se plissent de joie au moindre éclat de rire, la chanteuse de 63 ans a apporté un vent de fraîcheur plus que bienvenu à la Fashion Week de Paris. Trois jours plus tard, poussée par ce même élan d’authenticité, elle s’est rendue au sein de la rédaction du média « Au Féminin » pour répondre sans détour à leurs questions, même les plus indiscrètes.
Pour Lio, il n’y a rien de tabou. Et cette gêne qu’éprouvent les Français lorsqu’il faut parler d’argent, elle ne la partage pas. C’est ainsi que sans détour, elle a fait part de ses difficultés financières : « J’ai 63 ans, je suis en découvert autorisé en permanence, parce que j’ai institutionnalisé ça quand les impôts me couraient derrière. » Habituée à un train de vie plus aisé au début de sa carrière, les choses se sont inversées aujourd’hui : « La sécurité financière, je cours derrière » a-t-elle reconnu avant de se remémorer ses débuts : « Comme j’ai eu un très gros succès avec mes titres « Les brunes comptent pas pour des prunes » et pareil pour « Banana Split », pour moi, l’argent et le succès c’était pour toujours. »
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« Ma mère ne voulait pas que je sois propriétaire »
Dans les années 80, lorsque l’argent n’était pas un problème pour Lio, elle n’a pas reçu les conseils les plus avisés. Notamment auprès de ses proches : « Ma mère ne voulait pas que je sois propriétaire. Pour elle, c’était devenir une sale conne de bourgeoise. Elle a fait un scandale. Elle a dit : « Vous n’allez pas la rendre propriétaire. À son âge, il faut qu’elle dépense ses sous. » »
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La conséquence est sans appel, aujourd’hui Lio est loin d’être à la rue mais elle se retrouve sans actif : « Quand j’ai eu beaucoup d’argent, je l’ai dépensé. Aujourd’hui, je continue de rester dans une classe moyenne haute. Mais j’étais vraiment chez les privilégiés pendant un temps. Donc voilà, je n’ai rien mis de côté, je n’ai rien à mon nom. Il y a bien des maisons que j’ai payées, mais qui ne sont pas à mon nom. »
Cette richesse passée, bien que synonyme de sécurité, n’a pas toujours été vectrice de joie, encore moins en amour : « Ce que j’ai toujours remarqué, c’est que les hommes, étant très mal à l’aise avec le fait qu’ils ne pouvaient pas me dominer financièrement, m’ont fait passer pour leur salope. J’étais Lio et je gagnais souvent beaucoup plus d’argent qu’eux. Et ça, on ne te le pardonne pas. Il y en a très peu qui se sortent de ce dilemme. »