
Sensibles, fragiles, romantiques… les héros pas machos ont la cote. Focus sur ces rôles modèles qui bousculent les codes de la virilité.
En recevant son César du meilleur acteur en 2025, Karim Leklou dédie son prix à « tous les gentils ». Son personnage, d’une infinie tendresse dans Le Roman de Jim, n’est pas le seul héros permettant au cinéma contemporain de mettre en lumière des « gentils garçons », hommes doux et bienveillants, notamment dans leur rapport aux femmes : Pio Marmaï dans L’Attachement, Vincent Macaigne dans Chronique d’une liaison passagère, Benjamin Lavernhe dans Le Mélange des genres…
Si les rapports de domination existent dans nos réalités, certains cinéastes semblent prêts à les bousculer sur les écrans pour bâtir des modèles inspirants. « Dans les années 1930 à 1950, la figure du patriarche tout-puissant a cohabité avec celle de l’homme victime de la femme indépendante et manipulatrice, comme dans Les Diaboliques ou Manèges, relève Geneviève Sellier, historienne du cinéma français et auteure du Culte de l’auteur. Les Dérives du cinéma français (Éd. La Fabrique). Ensuite, pendant la Nouvelle…
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