Par
Valentine Gaxieu
Publié le
30 janv. 2026 à 21h04
Quarante-deux jours. C’est le délai moyen pour obtenir un rendez-vous chez un cardiologue par le biais de la plateforme Doctolib, selon une étude publiée en avril 2024 par la Fondation Jean-Jaurès. Soit six jours de plus qu’un dermatologue (36 jours) ou un ophtalmologue (25 jours). À ça, s’ajoute la difficulté d’en trouver un à proximité de chez soi. C’est pour répondre à cette pénurie locale que Quentin Estrade, cardiologue, s’est installé à Castelnaudary, entre Toulouse et Carcassonne, en novembre dernier. Il est le deuxième cardiologue à avoir posé ses valises dans la capitale du Lauragais, en plus de trois autres confrères qui consultent ponctuellement. Originaire de Narbonne, le jeune homme âgé de 29 ans, fraîchement diplômé, exerce pour le moment dans la maison de santé Andreossy, dans les anciens locaux du lycée éponyme, et consultera certains jours au sein de l’hôpital de la ville dès le mois de février. Mais le professionnel de santé va bientôt déménager. Il est à l’origine de la création d’une troisième maison de santé en ville, actuellement en construction, qui se situera dans la zone Nicolas-Appert et qui accueillera divers spécialistes et professionnels de santé. Interrogé par Voix du Midi Lauragais, il donne des précisions quant à ce projet dont la livraison est prévue en juin.
Divers spécialistes
« Grâce à notre arrivée, de nouvelles choses arrivent à Castelnaudary. Nous allons apporter une réelle plus-value et nous permettrons aux patients d’avoir les mêmes soins qu’à Toulouse », déclare-t-il.
Dans ce bâtiment de 1 000 m², deux cardiologues – dont lui – exerceront quotidiennement. « Nous espérons un troisième, mais rien n’est encore acté », précise-t-il. Au total, le lieu comprendra dix bureaux à l’étage et tout le rez-de-chaussée (de 500 m²) reste encore aménageable. Quentin Estrade compte donc accueillir différents professionnels. « Le but est d’avoir des spécialistes médicaux et paramédicaux, ou encore des ophtalmologues, des professionnels du soin et du bien-être, et je rêverais d’avoir un endocrinologue. On veut vraiment diversifier l’offre », présente-t-il.
Développer la zone Nicolas-Appert
Le cardiologue n’a pas choisi la zone Nicolas-Appert par hasard. Proche de la sortie d’autoroute et situé entre Toulouse et Carcassonne, ce lieu était pour lui « idéal et stratégique » : « Je commence ma carrière avec des locaux neufs, de qualité, qui disposeront d’un parking afin que les clients puissent se garer facilement. Puis ça va vraiment contribuer au développement et au dynamisme de la zone. »
Quentin Estrade est ouvert à toutes les propositions. « Je n’ai pas encore travaillé sur les modalités. Je ne sais pas si les professionnels verseront un loyer tous les mois, ou si ça fonctionnera autrement. J’attends que la construction se finisse pour m’y pencher », explique-t-il.
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Des outils de qualité
Quentin Estrade transférera toute son activité dans ces locaux. Spécialisé dans le dépistage, le professionnel de santé peut recevoir des enfants ou adultes présentant un souffle un cœur ou une douleur, ou encore établir des vérifications à la suite d’un dépistage par le médecin traitant. « Le but est d’anticiper la maladie avant qu’elle n’arrive. Ça peut être de l’hypertension ou encore des pathologies du sommeil », explique-t-il.
Le cardiologue propose également des échographies à l’effort. « C’est une révolution médicale, le dernier cri de l’imagerie cardiaque », assure-t-il. En effet, en 1986, le premier stent au monde a été posé au CHU de Toulouse. « À la suite de ça, il a fallu anticiper et savoir quelle artère était en train de se boucher. À l’époque, un homme pédalait sur un vélo pendant de très longues minutes. Aujourd’hui, c’est une échographie, bien plus précise, qui dure 10 minutes car ce sont des machines dernière technologie à 140 000 €. C’est un réel acte technique permettant une vraie plus-value dans le diagnostic. »
Quentin Estrade souligne l’importance de ces nouvelles technologies : « Avant, quand on faisait un infarctus, on était hospitalisé pendant un mois. 50 % mourraient, 50 % sortaient avec des séquelles. Aujourd’hui, les gens n’en ont plus peur. Ces outils et la prévention permettent de limiter les risques et de poser le stent avant que cela n’arrive. »
Infos pratiques
Quentin Estrade, cardiologue : maison de santé Andreossy, 1 Rue des Potiers – 11400 Castelnaudary
Consultations du lundi au vendredi de 7 h 30 à 19 h 30. Contact (pour les patients ou professionnels intéressés de s’installer dans la future maison de santé) : 04 34 27 22 61.
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