Le cinéma d’horreur connaît un succès fulgurant. Ce genre, autrefois considéré comme marginal, attire aujourd’hui un public de plus en plus large et diversifié. Retour sur les raisons de cet engouement et les tendances qui façonnent son avenir.
Le cinéma d’horreur brille actuellement par son originalité. Contrairement aux blockbusters qui s’appuient souvent sur des suites ou des remakes, de nombreux films d’horreur récents misent sur des concepts inédits et des scénarios audacieux. Il y a moins de suites, des budgets raisonnables, plus de concepts originaux et plus de liberté artistique pour les cinéastes.
En 2025, des œuvres comme « Evanouis » (sur la disparition mystérieuse d’enfants), « Together » (un couple fusionnel menacé par une force surnaturelle) ou encore « Sinners » (sur des vampires sudistes) ont captivé les spectateurs. En parallèle, des franchises populaires comme « Smile », « Destination finale », « Conjuring » ou « Megan » ont continué à attirer les foules. Et l’année 2026 s’annonce tout aussi prometteuse avec des titres comme « Scream VII », « The Bride » ou la nouvelle version de « La momie ».
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Une réponse en temps de crise
L’histoire montre que le cinéma d’horreur prospère en temps de crise. Que ce soit dans les années 1930, 1970 ou 2000, chaque période de troubles semble raviver l’intérêt pour ce genre. Ces films offrent une forme de catharsis, permettant aux spectateurs d’affronter leurs peurs à travers des récits métaphoriques.
Actuellement, les thématiques abordées dans les films d’horreur reflètent des préoccupations contemporaines: vieillissement, harcèlement, intelligence artificielle ou encore menaces pesant sur l’humanité.
Audience jeune et émergence de réalisatrices
Un autre facteur clé du succès du cinéma d’horreur réside dans son public. La génération Z, friande d’expériences immersives, se presse dans les salles obscures pour vivre des émotions fortes. Un tiers des spectateurs de films d’horreur a entre 25 et 34 ans et, fait notable, 50% de ce public est composé de femmes. Depuis les années 1970, les héroïnes dominent largement ce genre, brisant les stéréotypes de la femme-victime. Des personnages comme Ripley dans « Alien » ou Laurie Strode dans « Halloween » ont redéfini les codes du genre, attirant un public féminin toujours plus nombreux.
Le cinéma d’horreur est également un terrain fertile pour les femmes cinéastes. Julia Ducournau, avec « Titane » ou Coralie Fargeat, réalisatrice de « Revenge », ont su imposer leur vision unique dans un genre longtemps dominé par les hommes. Cette tendance ouvre la voie à une diversité de perspectives et enrichit encore davantage l’offre.
Une vitalité artistique et économique
Aux États-Unis, le cinéma d’horreur a doublé son audience en dix ans. En 2025, 17% des tickets vendus concernaient des films d’horreur. Ce succès s’explique par des budgets souvent modestes, mais des retours sur investissement impressionnants, ainsi que par une capacité à innover constamment.
Le cinéma d’horreur traverse ainsi aujourd’hui une période d’effervescence artistique et économique. Avec des thématiques ancrées dans l’actualité et une créativité débordante, il continue de séduire un public avide de sensations fortes et de réflexions contemporaines.
Sujet radio: Rafael Wolf
Adaptation web: olhor