La Mannschaft sera bien du rendez-vous en juin. La Fédération allemande de football (DFB) a confirmé la présence de son équipe pour le Mondial 2026. « Nous croyons au pouvoir fédérateur du sport et à l’impact mondial qu’une Coupe du monde peut avoir, s’est-elle justifiée dans un communiqué. Notre objectif est de renforcer cette force, et non de l’empêcher. »
Depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent outre-Rhin pour réclamer un boycott de la compétition. Elles insistent sur le message que cela enverrait à Donald Trump, vilipendé sur la scène internationale depuis des semaines après ses actions au Venezuela, ses propos sur le Groenland et la politique menée par ICE, sa police de l’immigration.
Oke Göttlich, président du club populaire de Sankt Pauli, mais aussi vice-président de la DFB, avait lui-même affirmé qu’il était temps « d’envisager sérieusement » un boycott. Sa proposition à la Fédération n’a donc pas convaincu ses pairs, qui l’ont indirectement désavoué dans le communiqué de justification, assurant que « les débats sur la politique sportive doivent se dérouler en interne et non en public. »
La France ne souhaite pas boycotter
Selon un récent sondage, 47 % des Allemands se disaient favorables à un boycott de l’édition nord-américaine. La secrétaire d’État aux Sports allemande, Christiane Schenderlein, avait, elle, assuré que « les décisions (…) reviennent exclusivement aux fédérations sportives compétentes ». Lesquelles ont donc décidé de ne pas boycotter, du moins pour le moment.
En France, Marina Ferrari, la ministre des Sports, a assuré qu’il « n’y a pas de volonté de boycott » côté ministère. « Maintenant, je ne préjuge pas de ce qui pourrait se passer. Je tiens à ce qu’on dissocie le sport (et la politique). La Coupe du monde de foot, c’est un moment extrêmement important pour les amoureux du sport. » Le député LFI Éric Coquerel avait lui appelé la Fifa à ne jouer le Mondial qu’au Canada et au Mexique, pays co-organisateurs.