Pendant des années, le collagène a été le réflexe beauté de
nombreuses femmes de plus de 45 ans. En gélules ou
en poudre,
il promet fermeté, souplesse et hydratation à une peau marquée
par le temps. Mais un détail échappe souvent aux consommatrices :
son origine. Loin d’être anodine, elle provoque chez certaines une
réelle prise de conscience.
Ce que beaucoup découvrent tardivement, c’est que la majorité
des collagènes vendus sur le marché sont issus de peaux de
bovins ou de couennes de porc. Une information rarement
visible en face avant des produits, parfois mentionnée en
caractères minuscules à l’arrière. « Les couennes de porc ou les
peaux de bovins ne sont pas des aliments que l »on consommerait
volontairement », rappelle le magazine Jarmino. Et
pourtant, elles se retrouvent chaque matin dans un smoothie,
dissimulées dans une poudre sans goût.
Changer de routine sans sacrifier sa peau
Ce malaise n’a rien d’anecdotique. Pour beaucoup, il remet en
question un geste du quotidien. « Elles prennent du collagène
pour prendre soin de leur peau, mais ne veulent pas se sentir mal à
l’aise ou avoir l’impression d’introduire quelque chose de douteux
dans leur corps. » En avançant en âge, les femmes ne se
contentent plus de suivre les promesses marketing : elles veulent
comprendre ce qu’elles consomment, et pourquoi.
Certaines se tournent alors vers des formes alimentaires plus
naturelles, plus lisibles. « Est-ce que cela me convient encore
et correspond-il à ce que je souhaite ? » : cette question
revient souvent chez celles qui modifient leur
routine beauté.
Le bouillon d’os, longtemps considéré comme désuet, revient sur
le devant de la scène. En effet, fabriqué à partir d’os de bœuf
bio, longuement mijoté, il ne se transforme ni en poudre, ni en
gélule. Il reste un aliment à part entière. Et
surtout, il permet de se sentir en accord avec ce qu’on consomme.
Non pas parce qu’elles constatent des résultats immédiats, mais
parce que leur routine quotidienne leur semble plus cohérente.
Le porc, une source insoupçonnée, mais
controversée
D’un point de vue nutritionnel, la viande de porc – notamment
les pieds et les oreilles – est extrêmement riche en collagène.
Certaines préparations atteignent jusqu’à 30 % de
concentration. C’est même plus que le bœuf ou le poulet, selon
plusieurs études scientifiques. Le collagène porcin
améliore l’élasticité de la peau et soutient les
articulations, comme le souligne Likama. Des
études cliniques ont montré une hausse de l’hydratation cutanée
chez 75 % des sujets après supplémentation.
Mais consommer du collagène issu du porc via la viande pose
aussi question. En plus de l’origine animale parfois mal assumée,
le porc est associé à des
risques cardiovasculaires en cas de consommation excessive. Des
chercheurs ont observé une hausse de 18 % de ces
risques au-delà de 70 g par jour. D’où l’intérêt
de privilégier des méthodes douces comme la cuisson
lente, qui conserve les propriétés sans alourdir
l’organisme.
Face à ces enjeux, le bouillon d’os reste une alternative plus
simple, intégrable facilement dans le quotidien. Une cuillère à
café, le matin ou en cuisine, suffit à renouer avec un geste beauté
plus transparent. « On entend particulièrement souvent dire
qu’il est agréable de savoir à nouveau ce que l’on
ingère. »