CHRONIQUE – Une semaine sur deux, le spécialiste de rhétorique politique analyse les mots et concepts qui peuplent le débat public. Cette semaine, il se penche sur les raisons du revers de Trump, en matière de communication, après la mort d’Alex Pretti, à Minneapolis, tué par des tirs de la police aux frontières.
À lire et écouter les médias français comme étrangers, de gauche comme de droite, la messe est dite : Donald Trump vient de connaître un sérieux revers à Minneapolis avec la mort d’un infirmier, Alex Pretti, sous les balles de ICE, la police des frontières chargée d’expulser les immigrés clandestins. Avec cette tragédie, c’est toute la rhétorique trumpienne sur la situation au Minnesota qui s’effondre ; car le « cadrage » qu’il avait tenté de lui donner a été balayé par ces dix coups de revolver tirés sur un homme à terre.
L’attention internationale portée au sujet a été déclenchée par un premier drame : la mort d’une automobiliste, Renée Good, le 7 janvier dernier, là encore sous les balles de ICE, dont l’intervention avait commencé un mois plus tôt. Depuis lors, le soupçon général pèse sur le récit trumpien qui présente l’opération « Metro Surge » comme une action de police destinée à renvoyer des clandestins conformément à la loi et à la demande majoritaire des Américains…
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