Le 21 janvier dernier, pour le maire de la ville, Benoît Payan (DVG), il n’y avait pas eu débats. Pas de frangipane à l’occasion de l’Épiphanie : sur le parvis de l’hôtel de ville, le candidat à sa succession avait distribué des parts de gâteau des Rois à l’occasion de ses vœux à la population.

Trois semaines plus tard, alors que l’on célèbre la Chandeleur ce lundi 2 février, la tradition marseillaise coupe à nouveau court à toutes discussions, préférant aux crêpes, les célèbres navettes parfumées à la fleur d’oranger. Bénis, comme chaque année, après les processions et la messe célébrée à l’abbaye Saint-Victor, les biscuits traditionnels du Four des navettes de la rue Sainte seront à nouveau sous le feu des projecteurs. Année électorale oblige, Nicolas Imbert, le sait, dans sa boulangerie artisanale, « il y aura du monde sur la photo ».

Four des navettes, institution ouverte depuis 1781

Dans l’album de cette institution ouverte depuis 1781, défilent en noir et blanc ou en couleurs, les modes vestimentaires, les modèles de voitures stationnées sur les trottoirs et les représentants de la classe politique. « Cette tradition dépasse les clivages et le cadre catholique. Au fil des années pe…