ATTA KENARE / AFP
Des banderoles aux couleurs du drapeau iranien ornant un rond-point à Téhéran, en Iran, le 31 janvier 2026. (photo d’illustration)
En Iran, le contexte restait tendu ce week-end, alimenté depuis plusieurs jours par les déclarations belliqueuses de Washington et Téhéran. Ces menaces entretiennent un climat de grande fébrilité dans le pays.
Ce samedi 31 janvier, une explosion est par exemple survenue dans un immeuble résidentiel de Bandar Abbas, un port du sud de l’Iran sur le Golfe. Celle-ci est restée inexpliquée plusieurs heures avant que les pompiers annoncent finalement qu’il s’agissait d’une fuite de gaz. Une source de l’état-major américain avait aussi indiqué auprès de CNN que l’armée américaine n’avait rien à voir avec cette explosion, comme le rapportait BFMTV.
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Des incidents distincts ont par ailleurs été rapportés dans d’autres endroits du pays, mais les médias ont ici encore rapidement écarté tout lien avec une attaque américaine.
Une rumeur affirmant que le chef des forces navales des Gardiens de la Révolution avait été assassiné a aussi largement circulé sur les réseaux sociaux, a rapporté l’agence Tasnim, l’attribuant à « une opération psychologique » menée par des « courants anti-Iran »
Dans la soirée, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré qu’une guerre ne serait « dans l’intérêt ni de l’Iran ni des États-Unis », au moment où Donald Trump entretient le doute sur une opération militaire contre Téhéran.
De son côté, un haut dirigeant iranien avait fait état plus tôt dans la journée de « progrès » en vue de « négociations » avec Washington. « Contrairement à la propagande de guerre artificiellement créée par les médias, la mise en place d’un cadre de négociation progresse », a écrit en persan sur X Ali Larijani, secrétaire de la plus haute instance de sécurité en Iran, qui avait été reçu la veille à Moscou par le président russe Vladimir Poutine.
Exercice naval pour les Gardiens de la Révolution
Cette déclaration intervient alors que Donald Trump avait affirmé vendredi que l’Iran voulait « conclure un accord » sur le nucléaire, ajoutant qu’il avait fixé à Téhéran un ultimatum sans donner plus de détails.
Elle fait aussi suite à d’autres propos, nettement plus offensifs, tenus par le chef de l’armée iranienne Amir Hatami, selon lequel les forces armées iraniennes sont « en état d’alerte maximale » face à une éventuelle attaque américaine.
Depuis la vague de contestation réprimée début janvier dans le sang par le pouvoir iranien, Donald Trump a multiplié les avertissements tout en soufflant le chaud et le froid, et a déployé une dizaine de navires dans le Golfe, dont le porte-avions Abraham Lincoln.
Tout en se disant ouvert au dialogue, l’Iran, « doigt sur la gâchette », a déjà averti que de « nombreuses » bases américaines dans la région se trouvaient à portée de missiles iraniens. Il a également menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, point de transit clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Les Gardiens de la Révolution vont y mener à partir de ce dimanche « un exercice naval de tir réel de deux jours », a indiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), mettant en garde contre « tout comportement dangereux » à proximité des forces américaines.
Pour autant, le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, n’avait pas exclu vendredi de participer à des discussions si elles étaient « justes et équitables », répétant que son pays n’avait « jamais cherché à se doter de l’arme nucléaire ». Il a cependant ajouté que les capacités de défense et les missiles de son pays « ne feraient jamais l’objet de négociations ».