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« Une cicatrice restera ouverte tout le temps »… Sur l’antenne de RTL, interrogé par Éric Dussart dans son émission On refait la télé, Bruno Guillon n’a rien caché des stigmates qu’il garde après le home-jacking qu’il a subi avec sa femme et leur fils de 14 ans, à l’automne 2023.

Dans la nuit du 26 au 27 septembre, le célèbre animateur a été victime d’un braquage d’une extrême violence à son domicile de Tessancourt-sur-Aubette, dans les Yvelines. Menacé par une arme et séquestré avec les siens, il avait dû surmonter une agression qu’il avait décrite en janvier 2025, lors du procès des auteurs : « Pour rentrer chez nous, ils ont brisé une vitre. Pas seulement. Ils ont brisé la vie d’un gamin, mon fils, qui avait des rêves d’études qu’il ne fera pas. Ils ont aussi brisé la vie d’une maman, ma femme, qui s’est retrouvée avec un pistolet sur la nuque pendant 30 minutes, sans savoir ce que devenaient son fils et son mari. » Des faits glaçants qui avaient laissé des traces durables.

Les spécialistes appellent cela les troubles du stress post-traumatique. Lors du procès, l’an dernier, Bruno Guillon avait largement décrit ceux dont il souffrait : crises de panique, troubles du sommeil… « Ce qui m’a le plus fait chier, c’est les gens qui ont dit : ‘Oh Guillon, il nous a bassiné avec son truc' », rappelle-t-il aujourd’hui sur RTL, en précisant qu’il n’avait accordé à l’époque qu’une seule interview, au micro de Yves Calvi, sur cette même antenne, pour raconter son calvaire.

Or, plus de deux ans après les faits, le coprésentateur de Tout le monde a son mot à dire sur France 2, aux côtés de Sidonie Bonnec, vient de faire de nouvelles révélations sur le soutien dont il a bénéficié depuis. « Je vais être très honnête, j’ai suivi une thérapie. Ça s’appelle l’EMDR », commence-t-il, avant de préciser qu’au départ, il se montrait plutôt dubitatif quant aux résultats. « Je sens que je viens de me faire carotte de 100 balles », plaisante-t-il a posteriori.

 

Après trois séances, Bruno Guillon a vu ses traumatismes s’envoler

 

Pourtant, à sa plus grande surprise, cette méthode a porté ses fruits : « La troisième, ça m’a effacé le truc« , affirme celui qui est déjà prêt à se mettre en retrait, louant les bienfaits de cette technique dont le sigle, en anglais, signifie « eye movement desensitization and reprocessing ». Un terme pour décrire un procédé qui consiste, pour un thérapeute, à faire revivre à son patient le moment le plus traumatisant de son expérience. Cette technique, explique le site de la CAF, permet l’intégration et l’assemblage des souvenirs stockés dans le cerveau, afin que cette expérience puisse être assimilée, « digérée », de manière ordinaire. Objectif : évacuer les émotions négatives.

Même s’il n’oubliera jamais ce qu’il a vécu, cette thérapie aura à tout le moins permis à Bruno Guillon de mieux surmonter le traumatisme de cette agression dont les auteurs, cinq prévenus, avaient été condamnés à des peines de 3, 5, 6, 7 et 12 ans de prison pour la plus lourde.