Montpellier – Stade français : 44-7
La frustration a décuplé sa détermination. Et le Stade français en a fait les frais. Montpellier, déçu après sa défaite à Toulon (30-27) dimanche dernier, a rebondi d’une manière magistrale pour obtenir une large victoire bonifiée (44-7) et surclasser le Stade français, samedi 31 janvier 2026, en ouverture de la 16e journée du Top 14.
Porté par un élan rédempteur depuis la fin novembre et sa victoire à Perpignan (28-0), Montpellier se rapproche de la troisième place, en attendant les matchs de Toulon, Clermont et Bordeaux. L’équipe de Joan Caudullo a confirmé son ambition de se qualifier pour la phase finale, après quatre ans de disette, en effectuant une démonstration face à un concurrent direct, au style semblable.
« On s’est vu trop beaux cette semaine »
Malgré l’absence du capitaine et troisième ligne Lenni Nouchi, retenu en équipe de France, Montpellier a fait la preuve d’un registre offensif plus élargi et surtout de son efficacité pour marquer six essais.
Paris, jusque-là solide à l’extérieur, à l’image de son récent succès à Bordeaux (33-28), n’a jamais existé dans cette rencontre à sens unique et boucle ce bloc par une sérieuse alerte pour occuper provisoirement la quatrième place.
« On a été pris sur les bases. On a été pris de partout : sur l’occupation, la possession, la conquête… La vérité d’un week-end n’est pas celle du suivant. On est revenus à notre place. Peut-être qu’on s’est vu trop beaux cette semaine… », a résumé le Parisien Romain Briatte au coup de sifflet final, au micro de Canal+.
Une rencontre à sens unique
Montpellier a bien maîtrisé la première heure pour étouffer les Soldats Roses, vite dépassés, et inscrire dès la première période deux essais. Sur le premier (24e), le centre anglais Lennox Anyanwu a exploité une grosse erreur de relance de l’arrière international Léo Barré. Sept minutes plus tard (31e), à la suite d’un gros travail des avants, le centre Auguste Cadot a conclu le deuxième essai en bout de ligne.
Dans les vingt premières minutes de la seconde période, le MHR n’a laissé aucune chance à Paris en ajoutant trois essais par l’ailier Maël Moustin (45e), l’arrière écossais Stuart Hogg (51e), au retour très impactant, et le demi de mêlée écossais Ali Price (59e).
Paris, totalement dépassé, a évité le zéro pointé grâce à un essai du troisième ligne Mathieu Hirigoyen (66e). Mais, il n’a rien pu faire pour échapper à la déferlante du MHR, auteur d’un sixième et dernier essai par le troisième ligne anglais Billy Vunipola (80e). Le MHR a frappé un grand coup.
Mi-temps : 15-0.
Montpellier : 6E Anyanwu (24e), Cadot (31e), Moustin (45e), Hogg (51e), Price (59e), Vunipola (80e) ; 4T Miotti (24e, 45e, 51e, 59e) ; 2P Miotti (19e, 43e).
Stade français : 1E Hirigoyen (66e) ; 1T Barré (66e).