DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a retenu l’attention du Figaro après le large succès du Stade Toulousain face à l’Aviron Bayonnais (31-10) ce samedi soir.

TOPS

Teddy Thomas, jamais coulé

L’ailier international français (28 sélections) confirme sur le terrain. Surtout, il prouve que le Stade Toulousain ne s’est pas trompé en allant le chercher à La Rochelle. Souvent servi sur son aile, l’ancien du BO et du Racing 92 n’a rien perdu de ses appuis électriques, gagne ses duels et s’est permis de point dans l’en-but sur la sirène de la mi-temps. Il y inscrit là son 7e essai personnel en Top 14 mais surtout le 8e en 14 rencontres disputées toutes compétitions confondues. Autrement, Thomas a parcouru 71 mètres et a battu sept défenseurs.


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Graou, mieux qu’un finisseur

C’est à se demander à quel point Paul Graou est proche d’une convocation à Marcoussis… S’il n’a pas tout réussi en début de partie, le demi de mêlée toulousain a changé le visage de son équipe en seconde période. Frustré par un essai refusé avant les citrons, il marque l’essai du bonus offensif virtuel à 13 minutes de la fin. Il n’a cessé de mettre du rythme, d’emballer la partie et a même terminé au poste de 10. Il transforme le dernier essai de Costes et s’est permis une énorme relance en fin de match lorsque les capots étaient ouverts. Au compteur, 11 courses avec le ballon, 30 mètres parcourus et sept défenseurs battus lui aussi. Patron.

Le banc toulousain change la donne

Baille, Cramont, Elias, T. Ntamack… Le banc toulousain a métamorphosé une équipe brouillonne et sans solution. Plus rien n’a semblé inquiéter Toulouse lorsque les finisseurs étaient sur la pelouse. A noter l’excellent retour de Pierre-Louis Barassi, commotionné face aux Fidji avec le XV de France cet automne.

FLOPS

Bayonne à l’extérieur, ce n’est toujours pas ça

Le top 6 s’éloigne de plus en plus pour des Bayonnais toujours en difficulté à l’extérieur. Bien sûr, c’était Toulouse en face. Bien sûr, Grégory Patat et son staff sont handicapés par une pléiade de blessures. Mais en première période, les Basques avaient montré de l’agressivité et n’étaient pas distancés à la pause. Le banc, trop léger pour espérer quoi que ce soit, n’aura pas pu inverser la tendance. Et puis, avec 15 pénalités concédées et trois cartons jaunes, un résultat dans la Ville rose devenait encore plus compliqué.

Top 14 : Toulouse entame bien sa période de doublons, Bayonne en fait les frais

Kinghorn, toujours pas inspiré

On est en droit d’en attendre plus d’un international écossais (65 sélections, 2 avec les Lions britanniques et irlandais) aux qualités athlétiques et rugbystiques certaines. Depuis quelques matches, l’ancien d’Édimbourg peine à convaincre. Sur une bonne intervention de Thomas (28e), il tente un jeu au pied à suivre hasardeux, après avoir commis un premier en-avant. Le premier, mais pas le dernier. Un (41e) puis deux (55e) puis trois (62e), qui auraient pu mettre les Toulousains en danger.


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Une première période en guise de somnifère

Vous cherchez à dormir plus rapidement ? On vous propose de revoir la première période de la rencontre. Quel ennui… Et surtout, que de fautes ! Finalement, les meilleures actions – outre l’essai de Thomas sur le gong – ont été les multiples accrochages, mêlant avants et trois-quarts. Heureusement, la seconde période est venue relever la note d’une partie bien mal embarquée.