Le 5 août dernier, une Autrichienne de 30 ans a dû subir une lourde intervention : l’ablation totale de l’utérus, des trompes de fallope et d’un ovaire. Mais quelques semaines plus tard, le 16 septembre 2025, elle est recontactée par l’hôpital qui lui explique qu’elle n’a finalement jamais eu de tumeur : elle s’est fait opérer par erreur.
Cette opération était censée lui sauver la vie, elle est finalement devenue le cauchemar de son existence. L’hôpital universitaire Kepler de Linz, deuxième plus grand hôpital d’Autriche, suspectait chez une patiente une “tumeur extrêmement maligne”. Afin de traiter efficacement la jeune femme, une opération radicale lui est imposée : l’ablation totale du système génital, le journal autrichien Heute.
Un échantillon contaminé
Quelques semaines après l’opération, le 16 septembre 2025, l’hôpital s’aperçoit d’une faute impardonnable et convoque la jeune femme : l’échantillon permettant de détecter le cancer chez la patiente avait été en réalité contaminé par les tissus d’un autre malade.
Les médecins lui expliquent alors qu’elle n’a en réalité jamais été souffrante. Elle n’aurait jamais dû subir une telle opération. “J’ai cru que j’allais m’évanouir”, dit la jeune femme.
L’avocate de la jeune femme que son désir de fonder une famille est “définitivement anéanti”, et réclame “une compensation financière” qui doit être “considérable”.
À cela, l’hôpital affirme avoir agi en conséquence d’une maladie qu’il croyait “potentiellement mortelle” au moment des faits. Il explique regretter profondément cet incident tragique et se justifie en expliquant qu’il s’agit d’un “cas extrêmement rare et tragique”.