GRAND RÉCIT – En février 2025, un candidat AfD a remporté haut la main les élections législatives dans la circonscription englobant la deuxième commune du Brandebourg. Un an plus tard, le parti d’extrême droite ne compte pas s’arrêter là, malgré la forte opposition qu’il rencontre dans la société civile.
Autocollant «Fuck AfD», grande pancarte «Nazis Raus» [«dehors les nazis», NDLR], affiches «Fight Nazis»… À Cottbus (Brandebourg), le projet résidentiel alternatif «Zelle 79» annonce clairement la couleur, à l’extérieur comme à l’intérieur du petit immeuble situé non loin de la rivière Spree. «Ce qu’on a en commun ici, c’est de lutter contre l’extrême droite», explique Fabi*, l’une des occupantes des lieux. Un vaste programme, tant la droite radicale est solidement et historiquement implantée dans cette commune de 100.000 habitants, deuxième plus grande ville du Brandebourg après Potsdam. «Cottbus, située en pleine région des mines de charbon, était le principal centre énergétique de la RDA. Après la réunification, elle a beaucoup souffert de la désindustrialisation et du départ de nombre de ses habitants à l’Ouest», rappelle Gala Nettelbladt, sociologue auteur de plusieurs travaux sur la ville.
Cottbus est régulièrement décrite comme l’épicentre de l’extrême droite dans ce Land d’Allemagne…
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