Le Premier ministre et chef de la diplomatie qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, s’est rendu samedi à Téhéran, selon le ministère des Affaires étrangères. Donald Trump a pour sa part déclaré samedi que l’Iran conversait avec les États-Unis, sans toutefois donner de précisions. Ces signes d’apaisement font suite à des déclarations nettement plus offensives du chef de l’armée iranienne Amir Hatami, affirmant que les forces armées iraniennes sont « en état d’alerte maximale » face à une éventuelle attaque américaine.
De multiples avertissements de Trump
Depuis la vague de contestation réprimée début janvier dans le sang par le pouvoir iranien, Donald Trump a multiplié les avertissements tout en soufflant le chaud et le froid, et a déployé une dizaine de navires dans le Golfe, dont le porte-avions Abraham Lincoln.
Tout en se disant ouvert au dialogue, l’Iran, « doigt sur la gâchette », a déjà averti que de « nombreuses » bases américaines dans la région se trouvaient à portée de missiles iraniens. Il a également menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, point de transit-clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Les Gardiens de la Révolution vont y mener à partir de dimanche « un exercice naval de tir réel de deux jours », a indiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), mettant en garde contre « tout comportement dangereux » à proximité des forces américaines.