Une enquête inédite de la plateforme de réservation Holidu dévoile les surprenantes quantités de nourriture et les objets insolites laissés par les vacanciers aux propriétaires.
Alors que 80 % des hôtes français dressent un bilan positif de la saison touristique 2025, une réalité plus anecdotique du métier de loueur refait surface : la gestion des « restes » de fin de séjour. Selon une étude menée par Holidu (https://www.holidu.fr/), 42 % des propriétaires déclarent retrouver régulièrement des denrées alimentaires ou des produits ménagers après le départ de leurs clients.
Le frigo, témoin des modes de vie
Loin d’être anodin, le contenu du réfrigérateur devient un baromètre des habitudes de consommation. Face à ces stocks abandonnés, le pragmatisme l’emporte : 49 % des hôtes conservent les produits non périssables et non ouverts, tandis qu’un tiers effectue un tri rigoureux entre produits frais et conserves. Seuls 11 % prennent le risque de garder des aliments entamés.
Cependant, la solidarité peine encore à s’organiser. Si en Espagne, 22 % des hôtes font don de ces surplus à des associations caritatives, la France accuse un retard avec seulement 12 % de dons déclarés. « Les restes alimentaires font partie du quotidien de nombreux hôtes. Il serait souhaitable que ces produits soient davantage donnés à des associations, comme c’est déjà plus courant dans d’autres pays », analyse Simon Bernès, Directeur France chez Holidu.
Des découvertes extravagantes
L’inventaire à la Prévert dressé par l’étude révèle des situations cocasses. Au-delà du classique pot de confiture, les propriétaires font face à des volumes parfois déroutants : l’un d’eux a dû gérer un stock de 40 œufs crus, tandis qu’un autre a découvert 50 canettes d’eau de coco.
L’origine des voyageurs influence également la nature des oublis. Des dattes rapportées de Dubaï, du thé japonais ou encore des produits de luxe comme du champagne, des escargots et des crevettes ont été retrouvés. Dans un registre plus touchant, un gâteau d’anniversaire personnalisé a été oublié après la fête, et un réfrigérateur a été retrouvé entièrement rempli de produits 100 % biologiques.
La nourriture comme vecteur de lien social
Ces « oublis » ne sont pas toujours synonymes de négligence. Souvent, ils constituent un geste de gratitude envers l’accueillant. Plats cuisinés accompagnés d’un mot « Régalez-vous ! », lait de poule fait maison ou huile d’olive de qualité sont autant de cadeaux laissés sciemment. « Lorsque le partage est intentionnel, il renforce le lien humain entre l’hôte et le voyageur, ce qui est le cœur même de la location saisonnière », souligne Simon Bernès.
Une arrière-saison marquée par les city-breaks
Au-delà de ces anecdotes, l’étude confirme les nouvelles tendances du tourisme en France. L’automne 2025 a vu les prix chuter de 21 % par rapport à l’été (100 € la nuit en moyenne en octobre contre 126 € en juillet), favorisant un déplacement de la demande vers les zones urbaines et culturelles. Des villes comme Lyon, Bordeaux, Colmar ou Strasbourg ont ainsi tiré leur épingle du jeu face aux destinations balnéaires traditionnelles.