Ce samedi à la mi-journée, environ 1500 personnes ont défilé avec la police à Lyon, à l’appel du syndicat Alliance Police Nationale.

Sous un ciel d’hiver, le centre de Lyon a été le théâtre, samedi, d’une mobilisation d’ampleur en faveur des forces de l’ordre. Environ 1500 personnes ont répondu à l’appel du syndicat Alliance Police Nationale, en soutien à leurs demandes de moyens pour faire face à la montée de l’insécurité.

Organisée simultanément dans une vingtaine de villes en France, cette mobilisation lyonnaise s’inscrivait dans une démarche nationale visant à dénoncer le manque de moyens dont souffrent les forces de sécurité : effectifs insuffisants, équipements jugés inadaptés et cadre juridique considéré comme trop contraignant face à la délinquance.

En pleine campagne des élections municipales et métropolitaines, de nombreux élus et candidats étaient dans le cortège. A commencer par Jean-Michel Aulas, candidat Coeur lyonnais à la mairie de Lyon, entouré de membres de son équipe, et de Véronique Sarselli, sa pendante à la Métropole. Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, était également présent.

À l’inverse, aucun représentant de la majorité écologiste lyonnaise, ni des formations de gauche ou d’extrême gauche, n’a été aperçu dans le cortège. Ce qui a été plutôt mal pris par les forces de l’ordre qui défilaient.

Du côté syndical, le message s’est voulu sans détour. Alain Barberis, secrétaire départemental d’Alliance Police Nationale, a dressé un état des lieux sévère de la situation lyonnaise, évoquant un déficit important de gardiens de la paix, notamment parmi les officiers de police judiciaire. Selon lui, la capitale des Gaules ferait désormais face à une dégradation inédite du climat sécuritaire, avec des niveaux de violences qu’il estime comparables, voire supérieurs, à ceux d’autres grandes métropoles françaises.