Branle-bas de combat aux urgences de l’hôpital de Rangueil dans la nuit de samedi à dimanche 1er février 2026. Un homme s’est présenté pour un improbable problème médical : il avait un obus coincé dans le derrière.

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Autant dire que ce n’est pas vraiment une opération de déminage habituelle. Pas de bagage suspect abandonné cette fois, mais une intervention pour neutraliser un obus. Certes, il n’est pas rare d’en retrouver sur des chantiers, mais là l’histoire a pris un tout autre tournant puisque l’engin explosif était logé dans le corps d’un patient qui s’est présenté aux urgences de Toulouse dans la nuit du samedi au dimanche 1er février 2026.

De gros moyens de sécurité ont été déclenchés, vers 1h30 du matin, ce dimanche 1er février, à l’hôpital de Rangueil à Toulouse. Un homme s’est présenté au sein du service des urgences pour des douleurs. Sa consultation médicale tourne vite en une opération commando : le patient est porteur d’un obus militaire. L’engin explosif est plutôt mal placé : il est dans son corps, au niveau du rectum, nous indique une source.

Pour le personnel de l’hôpital, l’affaire n’est pas vraiment une partie de plaisir. Les forces de l’ordre, les sapeurs-pompiers et une équipe de déminage sont immédiatement appelés à la rescousse. Il s’agit de sécuriser l’extraction de l’engin et d’assurer une protection incendie si l’opération chirurgicale venait à mal tourner.

Le patient est donc amené au bloc. C’est une fois l’opération terminé que le chirurgien se serait aperçu de la nature explosive de l’objet. L’engin récupéré par les deux démineurs dépêchés à l’hôpital est un obus 37mm allemand, d’une longueur de 16 cm environ. Il date de la Première guerre mondiale. Il n’a pas été tiré, ce qui signifie qu’il était encore probablement chargé, nous précise un spécialiste.

Pour l’heure, l’histoire ne dit pas comment cet homme s’est retrouvé avec cet engin explosif dans le rectum. Est-il « tombé dessus » comme cela était arrivé à un octogénaire en décembre 2022 à Toulon ? L’audition du malheureux patient le dira peut-être. Celui-ci pourrait bien être poursuivi pour détention de munitions de catégorie A.