Par

Nicolas Dendri

Publié le

1 févr. 2026 à 8h00

Arrivé à Pau en 2019, Luke Whitelock a entamé en septembre dernier sa septième saison avec la Section Paloise. Ce dimanche, il va jouer son 100e match avec le club béarnais face à Toulon pour la 16e journée de Top 14. Le troisième ligne néo-zélandais, qui vient de fêter ses 35 ans, est revenu d’une blessure au tendon d’Achille le 16 janvier dernier en Champions Cup face aux Bulls. En fin de contrat en juin prochain, celui qui compte sept sélections avec les All Blacks n’a pas encore tranché sur son avenir en Béarn. Il s’est confié auprès d’Actu Rugby sur son expérience et son évolution avec l’actuel deuxième du championnat. 

Actu : Vous jouez actuellement votre septième saison dans les rangs de la Section Paloise. Vous avez 35 ans et à la fin de cette saison vous arrivez au terme de votre contrat. Qu’avez-vous prévu pour la suite ?

Luke Whitelock : C’est une bonne question. J’ai eu une intervention il y a quelques mois (au tendon d’Achille). Mon objectif était de rejoindre le terrain en pleine forme. Évidemment, il va falloir faire un choix sur la suite. On va voir. Après je viens d’avoir 35 ans (le 29 janvier). Le corps va bien. Ce n’est pas comme quand j’avais 19 ans mais ça va quand même.

Vous allez jouer votre 100e match avec Pau contre Toulon ce dimanche. Qu’est-ce que représente ce nouveau cap franchi avec le club béarnais ?

L. W. : Je suis très fier de ce 100e match avec la Section Paloise. Ça fait du bien en plus ce sera à la maison devant notre public et ma famille.

Pau deuxième  du Top 14

Cette saison vous jouez le haut du tableau. Il y a eu un coup dur avec cette lourde défaite 59-22 contre Toulouse. Est-ce qu’elle fait mal à la tête ?

L. W. : Non, il faut retenir les leçons de cette rencontre. C’était une haute intensité pendant 80 minutes. À certains moments, on était bien. Mais, il faut garder une intensité plus haute et plus longue. À Toulouse, ils ont joué comme cela. Ils ont bien montré la différence au classement avec nous. On doit être meilleur si on veut aller loin en Top 14.

Avec votre deuxième place au classement, le titre est-il envisageable pour la Section Paloise cette saison ?

L. W. : On a passé la moitié de la saison et on est bien placé. Nous croyons vraiment au fait d’avoir des objectifs assez hauts. Mais il faut prendre week-end par week-end. Ce dimanche, c’est Toulon qui très haut dans le classement avec un jeu direct et puissant. Au rugby, il faut faire le job devant et être dans le match. Tout commence toujours devant. Il faut être bien sur nos fondamentaux : la conquête, la mêlée, la touche et les ballons portés. Il faut de bonnes bases si on veut être dans les clous à la fin du match.

Section Paloise : un changement de dimension

Comment vous sentez-vous ici et comment avez-vous vu évoluer la Section Paloise ?

L. W. : On est bien installé avec ma famille depuis six ans maintenant qu’on est arrivé. On est intégré aussi avec les familles dans le club. C’est une bonne évolution. Quand je suis arrivé, ce n’était pas vraiment stable. On a eu des entraîneurs qui ne sont pas restés longtemps. Depuis quelques années maintenant avec l’arrivée de Sébastien, il y a plus de stabilité. On a un process, on croit en nos objectifs et on met plus d’énergie dans les choses que nous maîtrisons. Nous sommes de mieux en mieux en Top 14 saison après saison. On voit le résultat de tout cela.

Il y a aussi eu du changement au niveau des infrastructures avec le nouveau stade du Hameau…

L. W. : Oui, ils sont aussi en train de construire un nouveau centre d’entraînement. C’est bien pour le groupe, les jeunes joueurs et le club avec une bonne vision. Puis le stade évidemment, il y a de plus en plus d’ambiance avec le public qui vient nous voir. C’est de plus en plus chaud. Il y a plein de choses qui sont en progrès. Il y a aussi pas mal de joueurs qui sont avec l’équipe de France. Ça fait du bien pour les individus mais aussi pour le collectif et le club.

Qu’est-ce que vous avez apporté à la Section Paloise ?

L. W. : J’espère de la stabilité mais aussi la concentration sur les choses que nous pouvons maîtriser sur le terrain et un peu de leadership. J’espère avoir aussi apporté au groupe en étant aligné avec des objectifs clairs.

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Pau et les All Blacks 

Beaucoup de Néo-Zélandais et des All Blacks aussi sont passés par la Section Paloise. Comment expliquez-vous ce lien ?

L. W. : Je crois qu’en 2016 avec la remontée en Top 14 en le titre de champion de Pro D2, il y avait quelques Néo-Zélandais comme Daniel Ramsey et l’entraîneur Simon Mannix. Je crois que la venue des joueurs néo-zélandais à Pau commence avec eux. Après la Coupe du monde, il y a eu Colin Slade, Conrad Smith et plein d’autres Néo-Zélandais comme Sam (Whitelock) qui sont arrivés ici il y a quelques années. C’était vraiment bien de partager un peu de temps avec lui sur le terrain. Le Sud-Ouest de la France c’est bien avec les montagnes pas trop loin de la mer. Je crois que ce sont des petits ingrédients comme ceux-là qui attirent les Néo-Zélandais.

Pour préparer votre arrivée en France, avez-vous contacté des anciens joueurs Néo-Zélandais de la Section Paloise ?

L. W. : Oui, Tom Taylor par exemple était à Pau. Mais j’ai parlé aussi à Colin Slade ou Conrad Smith. Je leur ai posé des questions. C’est important d’apprendre ce que c’est la vie en France. On se renseigne auprès des joueurs qui ont eu une vraie expérience au club et sur le terrain. Ça nous permet d’arriver en confiance en nous parlant des points forts et des inconvénients. Tout le monde se parle dans ce contexte.

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