La grisaille ambiante n’a pas freiné cette mobilisation intergénérationnelle. Petits et grands s’enveloppant dans le drapeau jaune et bleu ukrainien. Une réponse aux températures hivernales et une pensée commune pour les familles et amis restés aux pays sous des températures avoisinant les -20, -25°. La guerre , concurrencée médiatiquement par d’autres conflits, connaît une de ses phases les plus critiques depuis l’invasion russe il y a quatre ans. Les infrastructures énergétiques sont particulièrement visées , « la moindre lumière est alors source de bonheur », rappelle Katia Klynovska, dont les parents vivent toujours à Kiev.
Des bracelets sont vendus ce dimanche pour financer des équipements énergétiques de la maternité de Soumy, à la frontière avec la Russie. Un élan de solidarité qui s’inscrit dans le cadre du dispositif international de soutien “Warmth for Ukraine”. Entre deux discours, des danseuses venues de Kharkiv rappellent dans leur prestation combien « chants et danses réchauffent l’ambiance ». Ici comme là-bas où la culture devient une cible quand elle cimente le peuple. « Les Russes n’arriveront pas à détruire le moral et l’unité des Ukrainiens », encourage Mykola Tochytsky, représentant permanent de l’Ukraine auprès du Conseil de l’Europe et qui, en tant qu’ancien ministre de la Culture ukrainien, mesure bien l’enjeu géopolitique véhiculé par les arts et le patrimoine. TourENSol, la toute jeune association qui était aux manettes ce dimanche, vient justement de se créer pour promouvoir localement la culture ukrainienne. Un défi source d’énergie.