Publié le
1 févr. 2026 à 17h24
Le monde de la défense demeure largement opaque. Les détails des contrats d’armement se retrouvent, en effet, rarement dans les colonnes des journaux. Surtout les montants. Même si des chiffres parviennent à sortir dans les médias, il est parfois difficile de se les faire confirmer.
Ce fut le cas pour le contrat conclu entre Naval Group et les Pays-Bas en septembre 2024 pour la livraison de quatre sous-marins de type Barracuda à propulsion conventionnelle. La somme de 5,6 milliards d’euros avait filtré dans les journaux locaux, sans validation officielle.
Au contraire, à l’époque, la somme avait été minimisée par les différents protagonistes. Depuis, ce montant de 5,6 milliards d’euros semble entendu.
Tout le monde s’est, en effet, accordé sur ce chiffre qui comprend également la part d’un tissu industriel néerlandais largement impliqué avec le groupe français dans ce contrat d’envergure.
La question maintenant est de savoir comment sera partagé le gâteau. Dans son récent bilan de l’année 2025, le Gican (Groupement des industries de construction et activités navales), syndicat professionnel qui fédère plus de 300 industriels et organisations du secteur maritime français, évoque cette répartition dans un focus sur l’activité de Naval Group à Cherbourg (Manche) où seront construits les quatre submersibles néerlandais.
La livraison des quatre sous-marins étalée entre 2033 et 2037
« Environ 60 % de la valeur industrielle sera réalisée en France, principalement à Cherbourg, tandis que 40 % reviendront à l’industrie néerlandaise dans le cadre du dispositif NL Content », détaille le syndicat. Selon nos informations, le partage serait moins « avantageux » pour les Bataves.
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Le chiffre le plus réaliste serait celui suggéré lors de la signature d’un ICA (accord de coopération industrielle) avec le ministère des Affaires économiques néerlandais, le 10 septembre 2024.
Selon certaines sources, Naval Group injecterait près d’un milliard d’euros dans l’économie néerlandaise sur les 5,6 milliards d’euros du contrat initial.
Notamment à travers différents partenariats. Depuis plusieurs mois, l’industriel français continue, en effet, de tisser sa toile du côté du plat pays et multiplie les partenariats avec des entreprises amenées à devenir ses fournisseurs.
Rappelons, en effet, que les quatre unités de classe Orka seront construites et assemblées à Cherbourg. Alors que la découpe de la première tôle est prévue pour 2027, une nef d’assemblage doit être édifiée sur le site cherbourgeois pour des livraisons étalées entre 2033 et 2037.
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