Comme elle en a l’habitude à l’approche des élections municipales, Alexandra Leuliette participe à des opérations de tractage. Elle plaide la cause de Jean-Luc Moudenc, le maire sortant de Toulouse (Haute-Garonne), candidat à un nouveau mandat au mois de mars. L’élue Modem figure sur la liste de l’édile, en dixième position. Ce dimanche matin, c’est en pleine distribution de prospectus électoraux qu’elle a été agressée par un homme. Les faits se sont déroulés sur le marché Saint-Aubin, relate-t-elle à La Dépêche.

Alexandra Leuliette retrace les faits dans les colonnes du journal local : « Alors que je tendais un tract en disant, comme de coutume, Jean-Luc Moudenc pour les élections municipales à Toulouse, un homme l’a pris et s’est immédiatement mis à le déchirer avec beaucoup de rage. Il vociférait contre le maire, sans que je comprenne précisément ses propos. Puis il a jeté le papier au sol et m’a donné un violent coup de poing dans l’épaule. »

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La colistière du maire de Toulouse a alors crié. C’est à ce moment-là, selon son récit, que cet individu âgé d’une cinquantaine d’années a pris la fuite. « Certaines personnes ont tenté de le rattraper pour relever son identité, sans succès », poursuit Alexandra Leuliette.

« Un climat de tension et d’intimidation »

Cette dernière se dit « complètement sidérée » après cette agression physique, une première depuis le début de son engagement politique. D’après elle, il s’agit d’ailleurs « sans ambiguïté » d’un geste politique.

Alexandra Leuliette a d’ores et déjà porté plainte. « La violence ne doit jamais être banalisée », assure-t-elle auprès de La Dépêche, précisant que des témoins ont assisté à la scène et pourraient se manifester auprès de la police.

Jean-Luc Moudenc lui a apporté son soutien sur X et a indiqué que « ses équipes » ont également subi des « agressions verbales » au marché Victor-Hugo. Selon Actu Toulouse, c’est Laurence Katzenmayer, une autre colistière, qui était visée.

Le maire de la Ville rose « condamne fermement ces agissements » et regrette que « certains cherchent manifestement à installer un climat de tension et d’intimidation ».