Vainqueur de quatre groupes I et treize groupes II, dont le Prix de l’Île-de-France, Joël Van Eeckhaute sait ce que représentent les succès au plus haut niveau. “Voir son fils gagner un classique procure une joie immense et des émotions différentes, lâche un papa aux anges. Avec ma femme Valérie, nous avons vécu la course devant la télé à Grosbois. Nous avons hurlé et tapé du pied en voyant Kapaula revenir sur It’s a Dollarmaker. Au passage du poteau, nous avons éclaté en sanglots”. Quant aux raisons qui ont poussé Joël Van Eeckhaute à rester à la maison, elles sont multiples. “Tout d’abord, j’arrangeais Jérémy en restant à l’écurie pour soigner les chevaux. Mais, la mauvaise expérience du Cornulier m’a aussi poussé à bouder Vincennes. Je ne parle pas de la faute au départ de Kapaula de l’Epine, mais du manque de considération faite aux “anciens” professionnels comme moi. Nous étions venus avec plusieurs amis et nous n’avons trouvé aucun lieu convivial où nous poser. Inutile d’aller à la cantine des écuries où la qualité n’est plus au rendez-vous depuis quelques moi et impossible d’être servi à la cafétéria où le manque de personnel vous oblige à faire une queue interminable pour un sandwich élastique. Cela me désole surtout pour les employés des écuries qui ne ménagent pas leur peine. Bref ! Je ne me sentais plus à ma place.” 

À la retraite depuis un peu plus de deux ans, Joël Van Eeckhaute reprend vite le sourire lorsqu’on évoque la championne de son fils. “Je suis désormais salarié à temps partiel. J’ai assuré l’intérim pendant la convalescence de Jérémy après son accident au printemps dernier. Désormais, avec Jérémy, nous prenons Kapaula chacun notre tour. Je lui avais donné ses derniers exercices et j’avais bon espoir de la voir jouer un bon rôle. Cette victoire nous oblige à rejoindre toute l’équipe. À peine le temps de sécher nos larmes et nous voilà sur la route qui mène à Vincennes pour fêter ça comme il se doit”. Une grande victoire, quelques bulles et ça repart !

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