Mohamed Amoura traverse une période particulièrement délicate à Wolfsbourg. Écarté du groupe lors du déplacement à Cologne pour des raisons disciplinaires officiellement annoncées par le club, l’attaquant algérien paie une nouvelle fois son comportement extra-sportif. Selon les informations relayées par la presse allemande, Amoura aurait quitté prématurément le centre d’entraînement sans autorisation après avoir compris qu’il ne serait pas titulaire, évoquant une blessure pour justifier son départ. Un geste inacceptable pour la direction et le staff technique, qui ont immédiatement réagi. L’entraîneur Daniel Bauer a pris la décision forte de le suspendre pour un match, rappelant publiquement que « l’équipe et le club passaient avant tout ». Une sanction symbolique mais lourde de sens, qui illustre l’agacement croissant de Wolfsbourg face aux écarts répétés de son meilleur buteur, pourtant indispensable dans la lutte pour le maintien.
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Malgré ce climat tendu, Mohamed Amoura conserve une cote élevée sur le marché des transferts. Auteur de 7 buts et 3 passes décisives en Bundesliga cette saison, l’ancien joueur de l’Union Saint-Gilloise reste l’un des rares motifs de satisfaction sportive de Wolfsbourg. L’été dernier déjà, plusieurs clubs s’étaient positionnés pour l’attirer, notamment Benfica, très proche de conclure le dossier avant que l’opération ne capote. Plus récemment, des formations étrangères dont Leeds ont de nouveau pris des renseignements, preuve que ses performances individuelles continuent de séduire. Wolfsbourg ne ferme pas la porte à un départ, mais le club allemand reste ferme sur ses exigences financières, réclamant près de 40 millions d’euros. Un montant jugé excessif par certains prétendants, mais qui reflète l’importance sportive d’Amoura dans un effectif en difficulté collective.
Amoura a étranglé Maehle en avril
Cependant, ce sont bien les dérives comportementales de Mohamed Amoura qui inquiètent le plus la direction. En avril dernier, l’Algérien avait franchi un cap en étranglant son coéquipier Joakim Maehle lors d’un entraînement, un incident grave au cours duquel il était clairement identifié comme l’agresseur. Ce n’est pas la première fois que les deux hommes en viennent en mains. Déjà à l’époque, l’entraîneur Ralph Hasenhüttl l’avait sanctionné en l’excluant d’une séance et en le reléguant sur le banc lors du match suivant. Cet épisode, ajouté à d’autres frasques notamment son comportement embarrassant avec la sélection algérienne lors de la CAN contre la RD Congo, a profondément terni son image en interne. Aujourd’hui, selon les informations de Kicker et la presse algérienne, Wolfsbourg réfléchirait sérieusement à des mesures radicales, allant jusqu’à envisager un licenciement en cas de nouvel écart. Un scénario extrême, mais révélateur de la lassitude d’un club pris entre la nécessité sportive et la gestion d’un joueur jugé incontrôlable.
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Dans ce contexte explosif, l’Arabie saoudite apparaît comme une option de plus en plus crédible pour Mohamed Amoura. Toujours selon Kicker, le club de NEOM, mais aussi Al-Nassr, suivraient de près la situation de l’international algérien. Une destination qui pourrait convenir à toutes les parties. Wolfsbourg pourrait récupérer une indemnité de transfert sans prolonger un feuilleton interne pesant, tandis qu’Amoura bénéficierait d’un nouveau départ dans un environnement moins exposé médiatiquement. L’idée d’un duo offensif aux côtés de Cristiano Ronaldo à Al-Nassr alimente déjà les spéculations, renforçant l’attrait médiatique du dossier. À 25 ans, Amoura se retrouve à un tournant de sa carrière, soit il parvient à canaliser son tempérament pour s’imposer durablement en Bundesliga, soit il choisit l’exil vers la Saudi Pro League, où son profil explosif et sa vitesse pourraient rapidement faire des ravages, loin des tensions actuelles de Wolfsbourg.
Pub. le 01/02/2026 23:45
– MAJ le 01/02/2026 23:46