Neuf mois après la nomination de Paulo Castellari,le conseil d’administration a décidé de le démettre «en raison de divergences avec ce dernier sur les modes de fonctionnement».

La nouvelle est tombée à 22h15 ce dimanche soir. Le conseil d’administration d’Eramet a annoncé «mettre un terme au mandat de son directeur général, Monsieur Paulo Castellari ». La décision est à effet immédiat. Christel Bories, présidente du groupe, va en assurer la direction générale par intérim, jusqu’à la nomination d’un nouveau directeur général. «La dissociation des mandats de président et de directeur général, votée en assemblée générale en mai dernier, n’est pas remise en cause», précise Christel Bories.

La présidente d’Eramet donne peu d’explications sur les motivations de cette décision. Toutefois, elle précise qu’il ne s’agit pas d’une question «éthique» mais bien de «divergence sur les mondes de fonctionnement entre le directeur général et le conseil d’administration». Visiblement le courant ne passait plus entre l’italo-brésilien et les administrateurs du groupe.


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La stratégie du groupe ne serait pas remise en cause par cette décision pour le moins soudaine. Elle n’est pas non plus liée aux résultats du groupe, qui doivent toujours être publiés le 18 février. Il ne faut pas non plus chercher d’explications du côté du cours de Bourse. Sous la direction générale de Paulo Castellari, l’action a allégrement franchi le plafond des 50 euros sous lequel elle était coincée pour venir flirter avec les 80 euros en fin d’année dernière, avant de repartir à la baisse après la publication d’une note d’analystes inquiets de cette brusque envolée.

«Nous évoluons dans un environnement incertain et dégradé pour les métaux. Le groupe donne la priorité à la maîtrise des coûts et à la sécurité, ajoute Christel Bories. Les fondamentaux sont là, avec actifs de classe mondiale et montée en puissance de la production lithium en Argentine».