De la réflexion à l’action. Face à une société en quête de sens et à des associations de plus en plus sollicitées mais de moins en moins soutenues, Hall of Change s’est donné la mission de faciliter l’engagement citoyen, le rendre concret, flexible et utile. En somme, rendre l’action bénévole accessible à tous, pour le bien commun.
Fondée en 2021 par Marc Elias, la plateforme toulousaine se positionne aujourd’hui comme un véritable trait d’union (ou intermédiaire ou point de rencontre) entre les citoyens, étudiants et entreprises et les associations.
Il y a toute une question de maturité et de sensibilité sur ces sujets », explique le fondateur. Certaines entreprises ont déjà une connexion forte aux valeurs sociétales, à la solidarité, à l’environnement. D’autres ne savent tout simplement pas par où commencer ».
Marc Elias est à l’origine de cette entreprise toulousaine. © D.R.
Hall of Change, pour sortir d’une vision réductrice de la RSE
Pour Hall of Change, l’un des premiers freins rencontrés dans les entreprises est la confusion persistante autour de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). « Il y a un amalgame qui consiste à croire que la RSE, c’est uniquement l’environnement. Or, ce n’est pas du tout le cas », insiste Marc Elias, entrepreneur originaire du Liban. « La RSE, ça parle de tous les pans de notre société : égalité, précarité, accès à l’éducation, au logement, à une alimentation saine, etc ».
L’ambition portée par Hall of Change – 27ème entreprise toulousaine officiellement reconnue Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale – est donc claire et assumée : aller au-delà des idées reçues et créer de l’impact positif et immédiat sur le territoire, en lien avec les (nombreuses) associations locales.
« Notre mission : créer de l’impact positif sur le territoire »
Contrairement à une simple plateforme de mise en relation, Hall of Change revendique une expertise de conseil et d’accompagnement. « Notre rôle, c’est d’aider les entreprises et les jeunes à établir une vraie stratégie d’engagement et d’impact, cohérente avec leurs valeurs et leurs contraintes, tout en soutenant le tissu associatif local », explique le fondateur.
Cette approche permet, notamment, aux entreprises de mobiliser leurs collaborateurs autour de formats adaptés : missions ponctuelles, mécénat, challenges solidaires ou team buildings à impact. « Ce sont des formats courts, cadrés sur les heures de travail et faciles à organiser pour l’employeur », souligne ce dernier à la rédaction.
Cet engagement place ainsi (et directement) les collaborateurs au cœur de la RSE, fédère et fidélise les équipes, attire les jeunes talents, mais aussi prépare à la retraite ou aux reconversions professionnelles.
60 % des salariés déclarent que l’engagement RSE de l’entreprise est source de motivation professionnelle. 85 % des salariés estiment que la RSE est un enjeu majeur pour les entreprises et 73 % se disent déçus de ne pas pouvoir s’engager dans les démarches RSE de leur entreprise ».
Autre enjeu clé pour les entreprises : la mesure et la valorisation de ces engagements. Hall of Change a effectivement développé un système de suivi précis qui permet aux entreprises d’intégrer ces actions dans leurs bilans extra-financiers et sociétaux.
Jeunes ou entreprise, Hall of Change est ouvert à tous les profils. © D.R.
Des expériences bénévoles utiles, fiables et encadrées
L’un des atouts majeurs d’Hall of Change réside également dans la qualité des missions proposées. « Il ne s’agit pas que des personnes se retrouvent à ‘tourner en rond’ ou à faire de la figuration. Chaque besoin associatif est qualifié, challengé, structuré pour qu’il y ait une vraie utilité sociétale« .
Que ce soit pour des jeunes, des salariés et autres citoyens, les missions sont donc précisément définies dans le temps et dans leurs objectifs. Résultat : un taux de transformation supérieur à 90 %, là où la moyenne nationale des plateformes de bénévolat oscille entre 6 et 12 %.
Hall of Change propose des missions courtes et adaptées dans l’associatif, c’est flexible et ça ajoute un côté social à nos études », a témoigné un jeune étudiant, désormais engagé pour la bonne cause.
Une plateforme ouverte, mais encadrée
La plateforme Hall of Change est donc ouverte à toutes et tous, et cette accessibilité est notamment rendue possible grâce à une subvention du Conseil départemental de la Haute-Garonne (CD31), via le fonds de rebond de l’innovation sociale, afin de soutenir l’insertion socio-professionnelle des jeunes et des demandeurs d’emploi.
Il est également important de préciser que les salariés d’entreprise ne peuvent pas utiliser librement la plateforme. Nous avons mis en place des systèmes de contrôle et de verrouillage », informe Marc Elias.
Cap sur 2026 : un développement assumé auprès des entreprises
Pour 2026, Hall of Change affiche un double objectif : doubler le nombre d’associations partenaires (elle en compte 160 actuellement) et s’entourer d’entreprises partageant la même vision d’un engagement utile, local et mesurable.
En repositionnant la RSE comme un levier d’action concrète et collective, Hall of Change entend bien devenir, pour les sociétés locales, un partenaire clé d’un engagement sociétal. Voire un déclic pour certains, comme Marc Elias en 2021 lorsqu’il s’est lancé dans cette aventure.
>> À LIRE AUSSI : Organisé à Toulouse, l’un des plus grands événements dédiés à la cybersécurité s’ouvre à l’Europe