Acquérir des œuvres d’art contemporain ne fait pas partie des missions du Musée du Louvre, telles qu’on peut les lire sur le site même de l’institution. Le décret de création de l’Établissement public y ajoute — on ne comprend d’ailleurs pas pourquoi cette mission n’est pas signalée sur cette page citée — la contribution « à l’enrichissement des collections nationales par l’acquisition de biens culturels pour le compte de l’État, à titre onéreux ou gratuit », mais nulle part il n’y est fait mention de l’art contemporain, la limite chronologique des collections étant l’année 1848, même si celle-ci a été repoussée unilatéralement pour le département des Arts de Byzance et des chrétiens en Orient, ce qui a d’ailleurs permis récemment l’acquisition à grand prix d’une œuvre de Fabergé dont la place n’était pas au Louvre, mais à Orsay.



1. Marlène Dumas (née en 1953)

Liaisons

Huile sur toiles

Paris, Musée du Louvre

Photo : Didier Rykner
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Si, depuis l’époque d’Henri Loyrette, le musée a repris une politique d’art contemporain, celle-ci avait d’abord pour objectif de compléter certains décors. Il n’était alors pas question d’acheter des œuvres d’art contemporain « mobiles », identifiées comme appartenant aux collections. Cette nouvelle politique a été esquissée par Jean-Luc Martinez et est désormais pérennisée par Laurence des Cars, qui n’hésite pas à faire entrer des œuvres sans aucun rapport avec les collections du musée, et à grand frais. C’est le cas pour un ensemble de peintures (formant une seule œuvre) de Marlène Dumas, artiste sud-africaine, récemment installé à l’entrée, porte des Lions, du pavillon des Sessions, renommé galerie des Cinq Continents.



2. Les quatre bas-reliefs néoclassiques faisant partie de l’histoire du Louvre

et naguère accrochés à l’entrée de la porte des Lions

Photo : Documentation des sculptures du Louvre
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Plus grave encore : cette installation, qui…