Dimanche 1er février, Pierre Moscovici, ancien premier président de la Cour des comptes, était l’invité de LCI. Il s’est dit soulagé de l’adoption prochaine d’un budget pour 2026, tout en nuançant. « Nous ne sommes pas sur le bon rythme », a-t-il assuré.
Le projet de loi de finances de la France pour 2026 semble convaincre qu’à moitié Pierre Moscovici. L’ancien premier président de la Cour des comptes s’est dans un premier temps dit « soulagé » de l’adoption prochaine du budget avant de nuancer, relate TF1 Info. Invité sur le plateau de LCI, dimanche 1er février, Pierre Moscovici a déclaré : « »Je suis soulagé qu’on ait un budget, (mais) je pense que nous ne sommes pas sur le bon rythme. » Et d’ajouter : « Il vaut mieux pour la France, c’est même nécessaire, avoir un budget que ne pas en avoir ».
Mais selon lui, viser un déficit public à 5 % du PIB ne serait pas assez ambitieux. « Ce budget atterrit sur une cible à 5% du PIB, en théorie. Certains estiment qu’elle pourrait difficilement être atteinte. Elle doit l’être. C’est impératif. Mais ce n’est pas suffisant », a affirmé celui qui fut également ministre de l’Economie sous François Hollande.
Une amélioration trop lente
Ce dernier a donc insisté sur la nécessité pour la France de réduire au plus vite son déficit : « Car si elle ne réduit pas ses déficits, c’est sa dette qui augmente. Et plus on est endetté, moins on est capable d’agir. » Pour lui, le budget 2026 ne détériore pas la situation mais « améliore trop lentement les choses ».
Et le contexte politique n’est pas pour arranger la situation. En effet, alors que les prochaines élections présidentielles auront lieu en 2027, Pierre Moscovici estime qu’ »il ne va rien se passer », car « la situation politique ne le permet pas ». Pas de réforme sur le déficit en perspective donc.
Pour rappel, le texte budgétaire devrait être adopté définitivement après une nouvelle utilisation de l’article 49.3 de la Constitution par le Premier ministre, Sébastien Lecornu. En réaction, deux motions de censure, l’une de LFI et l’autre du RN seront débattues, mais ne devraient selon toute vraisemblance pas aboutir.
publié le 1 février à 18h08, Alexandra Frenkel, 6Medias
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