Les transports en commun sont en grande partie paralysés ce lundi en Allemagne. C’est le résultat d’un appel à la grève lancé par le syndicat des services ver.di pour réclamer des hausses de salaire et de meilleures conditions de travail. À ces perturbations s’ajoutent des alertes au verglas et des températures très basses dans de nombreuses régions.

Partout dans le pays, sauf dans la région de Basse-Saxe, métros, bus et tramways sont à l’arrêt dans les villes. Les trains, eux, continuent de circuler.

Au total, près de 100 000 salariés dans 150 entreprises de transport urbain et d’autobus sont appelés à faire grève, selon ver.di. Des manifestations ont également lieu dans diverses villes, comme à Hambourg et Sarrebruck.

Temps de travail, repos, primes de nuit et de week-end

« Si nous ne faisons pas grève pour de meilleures conditions de travail, les emplois resteront aussi peu attractifs que nous l’avons constaté ces dernières années », a déclaré Andreas Schackert, responsable du secteur bus et trains chez ver.di, à la chaîne publique ZDF. À Berlin, la capitale, la société de transport BVG dénonce des « actions disproportionnées » qui « pèsent sur les usagers » et demande d’en rester à la table des négociations.

Depuis novembre, ver.di, représentant les entreprises municipales de transport public, est en discussion avec les organisations patronales des communes. Ses exigences vont de la réduction du temps de travail hebdomadaire, l’allongement des temps de repos et des primes plus avantageuse la nuit et le week-end.

Dans quelques Länder, le nom allemand pour désigner les régions administratives, il est aussi question d’augmenter les salaires, en moyenne autour de 10 %. Les contraintes pour les salariés des transports sont plus élevées que dans d’autres secteurs, assure ver.di, s’appuyant sur une étude récente réalisée avec le réseau d’organisations non gouvernementales Alliance climatique.

En janvier, des grèves d’avertissements ont touché plusieurs pans du secteur public comme les universités, les écoles ou les institutions, sur fond d’inquiétude face à la pénurie de personnel et de baisse du pouvoir d’achat.