Depuis l’entrée en vigueur de la loi le 10 décembre, l’Australie exige des grandes plateformes comme Meta (Facebook, Instagram), TikTok et YouTube qu’elles empêchent les mineurs de posséder des comptes.

Publié le 02/02/2026 13:18

Mis à jour le 02/02/2026 13:45

Temps de lecture : 1min

Depuis le 10 décembre 2025, l'accès aux réseaux sociaux pour les enfants et adolescents âgés de moins de 16 ans est interdit en Australie. (OMER TAHA CETIN / ANADOLU / AFP)

Depuis le 10 décembre 2025, l’accès aux réseaux sociaux pour les enfants et adolescents âgés de moins de 16 ans est interdit en Australie. (OMER TAHA CETIN / ANADOLU / AFP)

Il ne s’agit pas d’un bug, mais de l’application de la loi. Deux mois après l’entrée en vigueur de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans en Australie, Snapchat annonce, lundi 2 février, avoir déjà bloqué ou désactivé 415 000 comptes d’utilisateurs.

« Nous continuons de verrouiller des comptes quotidiennement », assure Snapchat. Le réseau social souligne toutefois les limites des mesures de contrôle et explique que les outils pour estimer l’âge des utilisateurs présentent une marge d’erreur de deux à trois ans. « Dans la pratique, cela signifie que des moins de 16 ans peuvent contourner les protections, ce qui les laisse potentiellement avec moins de garde-fous, quand d’autres jeunes âgés de plus de 16 ans perdent injustement leur accès », peut-on lire dans le communiqué.

Snapchat suggère aux autorités australiennes d’exiger des catalogues d’applications qu’ils vérifient eux-mêmes l’âge des utilisateurs avant que les applis ne soient téléchargées, rejoignant en cela la demande du PDG de Meta, Mark Zuckerberg.

Et l’entreprise renouvelle ses critiques contre la loi australienne, largement décriée par les acteurs du secteur : Snapchat « est avant tout une messagerie utilisée par les jeunes pour rester connectés à leurs amis proches et leur famille ». « Nous ne pensons pas que couper les adolescents de ces relations les mette plus en sécurité, les rende plus heureux ou améliore leur situation de quelconque manière », a-t-elle fait valoir.

Plusieurs plateformes comme Snapchat, TikTok, YouTube ou encore les applications de Meta (Facebook, Instagram) doivent appliquer l’interdiction en Australie. Elles s’exposent à des amendes si elles ne prennent pas les mesures raisonnables pour se conformer à la loi.