Ce lundi 2 février 2026 sur les coups de 20 h, Nathalie Appéré, maire de Rennes et présidente de Rennes métropole, lancera officiellement sa campagne pour un troisième mandat. Pour son premier meeting, à L’Étage, la grande favorite du prochain scrutin (15-22 mars) devrait dévoiler les premières mesures de son programme, mais aussi le casting de sa liste.

« Quand j’ai débuté, je m’étais dit que j’arrêterai à 60 ans »

Un casting qui donnera de la place à l’ensemble des 12 formations de gauche (sans LFI) qui l’ont rejointe dès le premier tour. Et dont ne feront pas partie certains élus de l’actuelle majorité de Nathalie Appéré. Figure du Parti socialiste rennais, dont il a été le premier secrétaire fédéral départemental de 2003 à 2012, et élu au conseil municipal depuis 2001, Frédéric Bourcier a été conseiller municipal durant quatre mandats, sous trois maires différents (Edmond Hervé, Daniel Delaveau et Nathalie Appéré). Après 25 ans à la mairie, il a décidé de raccrocher à l’issue de ce mandat où il a officié comme conseiller municipal délégué aux sports. « Quand j’ai débuté, je m’étais dit que j’arrêterai à 60 ans, je les ai eus le 2 janvier dernier ».

Surtout, après quatre mandats, il souhaite faire de la place pour les autres formations politiques qui composent l’alliance de gauche autour de la maire sortante. « Cette union à 12 formations de gauche représente, selon moi, la meilleure configuration possible. Il faut donc de la place pour tout le monde. Si les gens comme moi qui ont fait quatre mandats ne laissent pas la place, qui le fera ? » Présent sur la liste à venir de l’édile, « mais en position non éligible », il mènera campagne pour faire réélire la liste de gauche, au pouvoir à Rennes depuis 1977. Puis, il reviendra à sa vie « de simple militant », et s’investira dans d’autres projets, notamment au Sénégal où il va intégrer le bureau d’un club de basket-ball de la ville de Thiès.

« Il est sain qu’un renouvellement s’opère »

Une autre figure de la deuxième mandature de Nathalie Appéré a, lui aussi, vécu son dernier conseil municipal, lundi 26 janvier, Benoît Careil, son adjoint à la culture depuis 2014. Présent sur sa liste, mais lui aussi en position non éligible, le militant écologiste ne rempilera pas pour un troisième mandat. « J’estime qu’il est sain qu’un renouvellement s’opère pour le pilotage de la politique culturelle à Rennes. J’ai 64 ans et c’est bien qu’un jeune prenne ma place ». La retraite n’est pourtant pas à l’ordre du jour. Benoît Careil interviendra désormais à l’université Rennes 2, pour le Master Culture et communication, mais aussi à l’UBO (Université de Bretagne occidentale) et à Science Po Rennes. « Une autre aventure qui me permettra de transmettre aux nouvelles générations qui seront amenés à travailler dans le milieu culturel ».

Trois autres élus de la majorité ont d’ores et déjà décidé de dire stop : la benjamine de l’assemblée municipale, l’adjointe à la Jeunesse Iris Bouchonnet (PCF, un mandat), 23 ans en 2020, mais aussi Daniel Guillotin (groupe socialiste) et Jean-Marie Goater (Les Écologistes), tous les deux après trois mandats. « Je ne voulais pas aller au-delà de trois mandats, cela me tenait à cœur dans une logique de non-professionnalisation des élus », estime Jean-Marie Goater. S’ils ne seront pas présents sur la liste qui devrait être dévoilée ce lundi soir, ils figureront dans le comité de soutien de la maire sortante.