REPORTAGE – À la traîne des États-Unis et de la Chine dans le secteur des semi-conducteurs, l’Europe mise sur des technologies de puces plus sobres et efficientes énergétiquement parlant. À Grenoble, l’ouverture par le CEA d’une ligne pilote de 830 millions d’euros doit lui permettre de revenir dans la course.

« Combien de fois a-t-on entendu que l’Europe avait tellement décroché dans le numérique et les puces que, malgré nos efforts, nous menions une course inutile et désespérée ? Ce bâtiment démontre le contraire. » Comme tout bon politique, Bruno Bonnell sait soigner ses effets de manches. Vendredi, sur la scène de l’auditorium du CEA-Leti, le principal pôle de recherche européen en microélectronique, le secrétaire général pour l’investissement de France 2030 a conclu avec emphase la séquence officielle d’inauguration de la ligne pilote Fames, sur le campus Minatec de Grenoble.

À l’écran, une vidéo promotionnelle déroule le récit d’une « réponse européenne » à la crise des semi-conducteurs qui a frappé le continent après le Covid. La réalité est plus prosaïque. Loin des projets d’usines de fabrication à plusieurs dizaines de milliards qui poussent aux États-Unis ou en Asie, la ligne pilote Fames est avant tout un démonstrateur technologique au service de l’industrie du Vieux…

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Le Figaro

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