Alors qu’une polémique enfle autour de certains espaces SNCF interdits aux moins de 12 ans, l’État a décidé de contre-attaquer.

Ce lundi 2 février, la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a dévoilé le palmarès « Le choix des familles ».

Parmi les 50 lauréats nationaux, deux établissements des Alpes-Maritimes ont été distingués pour leur bienveillance exemplaire.

On vous explique la polémique.

Deux adresses azuréennes dans le top 50

Sur les 2.500 recommandations citoyennes recueillies cet automne, deux noms de chez nous ont émergé avec une note supérieure à 16/20.

À Nice, le café-poussette Maman Les P’tits Bateaux (rue Delille) s’impose comme une adresse incontournable pour les parents.

Du côté de La Colle-sur-Loup, c’est la Maison Carles qui décroche le précieux sésame pour ses suites et appartements pensés pour les familles.

Pour être sélectionnés, ces établissements ont dû répondre à des critères stricts : tarification adaptée, événements dédiés, aménagements spécifiques (chaises hautes, espaces jeux) et, surtout, une qualité d’accueil irréprochable du personnel.

Une réponse au phénomène « No Kid »

La remise de ces prix intervient dans un climat de tension sociétale.

La haute-commissaire n’a pas mâché ses mots face aux lauréats, voyant en eux des remparts contre une exclusion croissante des enfants de l’espace public.

« Dans un monde qui segmente, vous rassemblez. Dans un monde qui exclut, vous ouvrez », a-t-elle lancé aux lauréats.

Sarah El Haïry a profité de l’occasion pour tacler la SNCF, dont l’offre « Optimum » exclut les moins de 12 ans de certains espaces : « Quand une grande entreprise publique laisse entendre que le confort pourrait passer par l’absence d’enfants, ce n’est pas seulement un choix marketing, c’est un message sociétal ».

Un sticker pour afficher sa bienveillance

Dès cette semaine, les clients pourront repérer le sticker officiel sur les vitrines de la Maison Carles et de Maman Les P’tits Bateaux.

Si Jean Castex, PDG de la SNCF, défend ses nouveaux espaces comme répondant à un « besoin spécifique » de tranquillité professionnelle, l’État préfère valoriser ceux qui ne transigent pas sur la mixité générationnelle.

« Quand on choisit qui a le droit d’exister dans l’espace public (…) on écrit une page de société », a martelé Mme El Haïry.