« Je reste un homme de gauche, socialiste, fidèle aux combats qui m’ont construit. Mais je ne crois plus que ces cadres-là permettent encore de les porter avec sincérité ». Ainsi s’exprime Stéphane Gemmani dans un (long) message diffusé sur les réseaux sociaux le samedi 28 janvier 2026.
Dans celui-ci, le conseiller régional Aura grenoblois annonce se retirer de sa fonction de porte-parole de son groupe Sed, comme « de toute activité interne au Parti socialiste et de l’ensemble de ses instances locales ».
Stéphane Gemmani annonce se retirer de ses fonctions de porte-parole du groupe d’opposition socialiste de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
La décision ne provient pas de nulle part. Stéphane Gemmani était déjà en délicatesse avec sa formation politique pour s’être présenté contre Élisa Martin, députée sortante LFI, lors des élections législatives anticipées de juin 2024, malgré les accords du Nouveau Front populaire (NFP). Et son nom figurait parmi les “indésirables” pour rejoindre la liste constituée par Laurence Ruffin et Amandine Germain, dans le cadre de l’alliance de la majorité sortante grenobloise et du PS pour les municipales 2026.
Des épisodes sur lesquels revient l’élu. « Je m’étonne encore aujourd’hui que celles et ceux qui, en interne, se réclament avec le plus de vigueur d’un texte d’orientation du Parti socialiste se disant en hostilité avec les politiques de la France insoumise, aient été précisément ceux qui ont agi avec le plus de dureté à mon égard », note Stéphane Gemmani concernant les élections législatives. Et d’ajouter : « On prétend combattre une ligne, mais on s’y soumet dès qu’il
s’agit d’écarter un camarade ».
