DÉCRYPTAGE – Mesures non financées, alertes sur les recettes… Les nuages s’amoncellent déjà sur le budget à peine adopté. Bercy surveille le moindre dérapage.
De « haute lutte », disent les uns ; « à l’usure », disent les autres. Le gouvernement est parvenu à faire passer un budget, ce lundi, en essuyant les écueils de deux ultimes motions de censure. Dans la tempête, Sébastien Lecornu a lâché beaucoup de lest (retraites, impôts, économies…). Mais, tant bien que mal, il a tenu le cap, et la copie finale, qui sera promulguée dans les prochains jours, comporte bien l’objectif de réduire le déficit public de 5,4 % attendu en 2025 à 5 % en 2026, soit une douzaine de milliards d’euros de moins.
La victoire pour les finances publiques n’a rien d’éclatant. La copie initiale du budget prévoyait de réduire le déficit à 4,7 % du PIB en 2026. Surtout, le résultat est loin d’être acquis. L’agence de notation Moody’s, par exemple, a indiqué la semaine dernière que sa prévision de déficit pour la France tournait plutôt autour de 5,2 % cette année. Ainsi, Bercy n’aura pas le temps de souffler après l’adoption définitive du texte, car le ministère va…
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