ENQUÊTE – Entre instabilité politique et croissance en berne, les entreprises réduisent la voilure. Un phénomène qui frappe de plein fouet les salariés les plus diplômés.

Dans son open space de la Défense, Arthur prend son mal en patience. « Tous les jours, je regarde les annonces pour partir, avoue ce jeune chef d’équipe. Mais je ne trouve pas grand-chose, et quand je trouve, je vais rarement au bout du processus. J’ai trop peur de perdre ce que j’ai actuellement. » À la tête d’une petite équipe de dix personnes dans un grand groupe du CAC 40, le jeune employé gagnerait pourtant au change à postuler ailleurs. « J’ai fait une petite étude : en changeant d’entreprise, je pourrais augmenter mon salaire de presque 40 % à 50 %. Mais je ne lâcherai jamais mon poste sans être sûr d’avoir quelque chose derrière. J’ai vu plusieurs de mes collègues sauter le pas. Beaucoup se sont retrouvés le bec dans l’eau. »

Quand la promesse de plein-emploi d’Emmanuel Macron devient inatteignable

Sur le marché de l’emploi cadre, l’heure n’est effectivement plus à la joie. Dans son dernier baromètre présenté ce mardi 3 février, l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) dresse un constat mitigé. « En 2025, les recrutements de cadres…

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Le Figaro

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